Journal du 10 octobre 2003

Désolation du service littoral hier matin
Des dizaines de boulettes de fioul
sur la plage de Dieppe

Hier matin, la dizaine d’ouvriers côtiers du service littoral a eu la désagréable surprise de retrouver des dizaines de boulettes de pétrole sur la plage de Dieppe. Alertée, la gendarmerie maritime s’est rendue sur place pour effectuer des prélèvements. Une pollution probablement due à la fuite d’hydrocarbure qui a eu lieu le dimanche 14 septembre au terminal transmanche.

C’est la première fois que nous voyons ça et franchement, nous nous en serions bien passés ». Drôle de surprise, jeudi matin, pour les ouvriers côtiers du service littoral de l’Estran-Cité de la mer.

Alors qu’ils profitaient de la marée basse pour nettoyer la plage de Dieppe, comme ils le font une fois par semaine, ils ont fait une découverte particulièrement désagréable : des dizaines de boulettes de pétrole ont atterri sur les galets. « Il y en a absolument tout le long de la plage, du Bas Fort blanc jusqu’à la jetée, se désole Philippe Danger. Elles arrivent avec les algues qui ont été rabattues sur la plage par les vents du nord ».

Fioul lourd

Sur place, la dizaine d’ouvriers improvise avec les moyens du bord : « Nous ne sommes pas équipés pour ramasser ce genre de déchets. En plus, nous n’avons aucun renseignement ni sur la provenance des boulettes, ni sur leur nature », explique Philippe Danger qui a recommandé la plus grande prudence au reste de l’équipe.

Pas question donc de ramasser le pétrole à mains nues. Mais la substance particulièrement visqueuse colle aux gants. « Ça nous ralentit dans notre travail. Nous n’aurons jamais le temps de tout nettoyer aujourd’hui et le problème, c’est que les boulettes que nous n’aurons pas pu ramasser seront à nouveau ramenées sur la plage avec la prochaine marée », expliquent les ouvriers côtiers.

Quant à l’origine de la pollution, le service littoral n’écarte aucune hypothèse : « Soit elle provient d’un dégazage sauvage, soit il s’agit de résidus du « Tricolor » ou encore de la fuite d’hydrocarbure qui a eu lieu il y a quelques semaines au niveau du terminal transmanche », souligne-t-il.

Alertée, la gendarmerie maritime s’est aussitôt rendue sur place pour effectuer des prélèvements. « A première vue, il s’agit de fioul lourd et il y a de fortes chances qu’il provienne effectivement de la fuite du terminal transmanche », a-t-elle déclaré. Pour qu’il n’y ait plus aucun doute, les échantillons prélevés devraient être analysés dans les tout prochains jours sur ordre du parquet.

M. DS.


Archives 1998   Archives 1999   Archives 2000  Archives 2001  Archives 2002  Archives 2003
Recherche   Accueil