| Hier matin, la dizaine douvriers
côtiers du service littoral a eu la désagréable surprise de retrouver des dizaines de
boulettes de pétrole sur la plage de Dieppe. Alertée, la gendarmerie maritime sest
rendue sur place pour effectuer des prélèvements. Une pollution probablement due à la
fuite dhydrocarbure qui a eu lieu le dimanche 14 septembre au terminal transmanche. Cest
la première fois que nous voyons ça et franchement, nous nous en serions bien passés
». Drôle de surprise, jeudi matin, pour les ouvriers côtiers du service littoral de
lEstran-Cité de la mer.
Alors quils profitaient de la marée basse pour nettoyer la plage de
Dieppe, comme ils le font une fois par semaine, ils ont fait une découverte
particulièrement désagréable : des dizaines de boulettes de pétrole ont atterri sur
les galets. « Il y en a absolument tout le long de la plage, du Bas Fort blanc
jusquà la jetée, se désole Philippe Danger. Elles arrivent avec les algues qui
ont été rabattues sur la plage par les vents du nord ».
Fioul lourd
Sur place, la dizaine douvriers improvise avec les
moyens du bord : « Nous ne sommes pas équipés pour ramasser ce genre de déchets. En
plus, nous navons aucun renseignement ni sur la provenance des boulettes, ni sur
leur nature », explique Philippe Danger qui a recommandé la plus grande prudence au
reste de léquipe.
Pas question donc de ramasser le pétrole à mains nues. Mais la substance
particulièrement visqueuse colle aux gants. « Ça nous ralentit dans notre travail. Nous
naurons jamais le temps de tout nettoyer aujourdhui et le problème,
cest que les boulettes que nous naurons pas pu ramasser seront à nouveau
ramenées sur la plage avec la prochaine marée », expliquent les ouvriers côtiers.
Quant à lorigine de la pollution, le service littoral nécarte
aucune hypothèse : « Soit elle provient dun dégazage sauvage, soit il sagit
de résidus du « Tricolor » ou encore de la fuite dhydrocarbure qui a eu lieu il y
a quelques semaines au niveau du terminal transmanche », souligne-t-il.
Alertée, la gendarmerie maritime sest aussitôt rendue sur place pour
effectuer des prélèvements. « A première vue, il sagit de fioul lourd et il y a
de fortes chances quil provienne effectivement de la fuite du terminal transmanche
», a-t-elle déclaré. Pour quil ny ait plus aucun doute, les échantillons
prélevés devraient être analysés dans les tout prochains jours sur ordre du parquet.
M. DS. |