Leur jugement en première instance,
en juin dernier à Dieppe, avait transformé le tribunal en camp retranché. Finalement,
les arracheurs de distributeurs qui avaient sévi dans la région dieppoise entre mars et
novembre 2001 avaient écopé de 5 à 8 ans de prison. Mais ils avaient fait appel. Ils
étaient rejugés jeudi devant la cour dappel de Rouen.Cest
en une seule journée, hier jeudi, que la cour dappel de Rouen a décidé de rejuger
- jusque très tard dans la nuit - léquipe de braqueurs de distributeurs qui avait
sévi dans la région dieppoise entre mars et novembre 2001.
Cest sur la base découtes téléphoniques et de décryptage de mots
codés (« chevaux de course » pour des voitures de grosse cylindrée à voler pour
commettre les méfaits, « boîte de chocolat » pour les démarreurs permettant ces vols,
et « restaurants » pour évoquer les distributeurs eux-mêmes) que les enquêteurs
sétaient forgés la « conviction », selon les propres termes de laccusation
à laudience, de la culpabilité des prévenus. Selon le procureur de la
République, Johnson et Patrick Loeven, Angelo Hoffman, Raymond Dorkel, Robert Wagner,
Saune Wingereistein, Pascal, Patrick et Stéphane Besson-Moreau, étaient coupables
davoir dévalisé - ou tenté de dévaliser - de nuit les distributeurs de billets
de Saint-Nicolas-dAliermont, Luneray, Envermeu, Longueville, Tôtes, Eu, Foucarmont
et Franqueville-Saint-Pierre. Et pour certains dentre eux, une accusation
supplémentaire venait sajouter : le braquage de camions de cigarettes de la Seita
en région parisienne.
A lissue dun procès de trois jours très mouvementé, le verdict
était donc tombé : de cinq à huit ans de prison ferme pour les neuf hommes, et des
peines damende pour les femmes pour « délit de non justification de ressources ».
Mais sils étaient retourné dans les prisons de Rouen, Amiens ou Loos-lès-Lille
qui les retenaient depuis juin 2002, date de leur arrestation, les prévenus avaient
néanmoins fait appel de la décision du tribunal de Dieppe. Cest ce recours en
appel que la cour de Rouen examinait jusque tard dans la nuit hier.
O.B.