Les six mareyeurs dieppois, qui ont
comparu devant le tribunal correctionnel en octobre, ont été condamnés à 6000 euros
damende chacun. Ils étaient poursuivis pour falsification de denrées alimentaires.
Ils devraient faire appel de ce jugement.Six mareyeurs dieppois
viennent dêtre condamnés à une amende de 6000 euros chacun par le tribunal
correctionnel de Dieppe.
Une peine plus clémente que celle requise par le procureur qui demandait 15 000
euros damende. Ils sétaient retrouvés à la barre à la fin du mois
doctobre pour « falsification de denrées alimentaires ».
Il leur était reproché davoir pratiqué le trempage de noix de coquilles
Saint-Jacques dans de leau. En décembre 2002, un contrôle de la gendarmerie
maritime et des contrôleurs de la direction générale de la concurrence, de la
consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans leurs entreprises avait mis
cette pratique au grand jour. Pratique que les mareyeurs nont jamais nié utiliser.
Mais qui est interdite selon une note de service de la DGCCRF établissant un
taux maximum dhumidité par rapport aux protéines contenues dans la noix. Or, la
noix trempée dans leau se gonfle et ce taux est dépassé.
Avec leur avocat maître Raymond Dehors, ils avaient tenté dexpliquer le
but du trempage: dessabler les noix et leur donner une meilleure apparence. Ils avaient
également voulu mettre en avant quils ne les trempaient que dans de leau
douce contrairement à leurs voisins européens.
Les noix écossaises qui se retrouvent sur le marché français en concurrence
directe avec les noix dieppoises sont immergées dans une solution contenant des
rétenteurs deau et des conservateurs.
Mardi, après la lecture du délibéré par le tribunal de
Dieppe, maître Dehors était surpris de voir que tous les mareyeurs avaient été
condamnés à la même peine. « Il ny a pas eu individualisation, or les situations
ne sont pas identiques », note-t-il. En effet chez lun des six mareyeurs par
exemple, les contrôleurs nont pas trouvé de noix trempant dans leau, mais
conservées dans la glace.
Par ailleurs « la notion de différentiel entre la législation française et
européenne na pas été retenue », poursuit-il.
A la sortie du tribunal, lavocat confiait quil était plus que
probable que ses clients fassent appel de ce jugement.
V.G.