Journal du mardi 12 novembre 2002

Le nucléaire en question le 20 novembre
Déchets très spéciaux

La commission locale d’information sur les centrales nucléaires de Paluel et Penly organise le mercredi 20 novembre un grand colloque sur la question du traitement et du devenir des déchets des centrales nucléaires. Seront présents des intervenants d’EDF, de la Drire... mais également des membres d’associations.

Le traitement des déchets ? Un vaste problème. Mais lorsqu’il s’agit de déchets de centrales nucléaires, les inquiétudes se font encore plus grandes. La commission locale d’information sur les centrales nucléaires de Paluel et Penly (la CLI) a donc souhaité organiser un colloque, le mercredi 20 novembre prochain à l’Hôtel du district du Petit caux à Saint-Martin-en-Campagne, pour aborder ce thème.

Cette commission composée d’élus, de membres associés, de scientifiques... créée lors de la création de la centrale de Penly a envoyé. « Nous avons envoyé 500 à 600 invitations aux élus des communes se trouvant dans le périmètre des deux centrales, aux entreprises, aux autorités de sureté, à la Drire...», explique Stéphane Balle de l’antenne dieppoise du conseil général de Seine-Maritime.

« Notre objectif est de faire un état des lieux de l’avancement des idées, des techniques de traitement des déchets nucléaires, pour répondre aux questions qui inquiètent les gens », explique René Delcourt, président de la CLI et vice-président du conseil général de Seine-Maritime. « On veut montrer que d’énormes précautions sont prises, qu’on y travaille, qu’on y réfléchit, que les tecniques évoluent. Mais également montrer à l’industrie nucléaire qu’on est là et qu’on reste vigilant », ajoute-t-il.

Ce colloque ne se veut pas seulement être une présence théorique mais aussi un débat ouvert. « Pour cela des associations ont été invitées pour faire contreproids. On veut servir d’aiguillon. On joue le jeu mais on n’est pas prêt à tout accepter sur le nucléaire », ajoute le vice-président du conseil général. « Notre rôle est d’être constuctif », complète-t-il.

Ainsi parmi les intervenants de ce colloque, on peut noter la présence du chargé de mission environnement EDF de Penly, celui de la Cogema, d’une personne de la Drire Haute-Normandie, du sous-directeur Recherche, Déchets, Démantélement de la Direction générale de la sureté nucléaire et de la radioactivité, le directeur industriel de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs... Et parallèlement viendront s’exprimer le président de l’association pour la promotion de l’environnement du Vimeu et Jacky Bonnemains, de l’association Robin des bois.

Au programme seront abordés les différents déchets, de ceux des déchets à très faible radioactivité aux déchets de haute activité à vie longue.

Et ce colloque peut également être ouvert au grand public (sous réserve de places suffisantes).

Pour tout renseignement et inscriptions, contact :
02 32 14 58 80.

V.G.

Des déchets  à la durée de vie variable

Le colloque va s’articuler autour des différentes durées de vie des déchets des centrales nucléaires : de ceux très faiblement radioactifs à ceux de haute activité à vie longue. Mais qu’est ce qu’une vie courte ou une vie longue ?

Un déchet radioactif à vie courte contient principalement des éléments radioactifs de période inférieure à 30 ans. Leur activité est divisée par deux dans ce laps de temps et au moins par mille en 300 ans.

Un déchet radioactif à vie longue contient pour sa part des éléments radioactifs dont la période est supérieure à 30 ans et pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers d’années.

Le rôle de la CLI : «Rester vigilant»

Informer et rester vigilant. Voilà le rôle de la commission locale d’information sur les centrales nucléaires de Paluel et de Penly (la CLI). « La sécurité des centrales est revenue au coeur de l’actualité avec les craintes d’attentats, depuis AZF, et même depuis les derniers séismes. Il y a tout le temps de nouvelles questions qui se posent. Nous, nous nous trouvons là entre la population et la science de sûreté nucléaire. Notre rôle est de rester vigilant et d’être un peu le poil à gratter », résume René Delcourt le président de la CLI.

Pour informer ses membres, cette commission use de plusieurs moyens : une lettre envoyée trois à quatre fois par an, des colloques, mais aussi des sorties avec les élus. Au printemps dernier, ils se sont rendus dans le Jura Suisse pour y découvrir une étude sur les couches géologiques et notamment sur l’argile, qui s’avère être particulièrement étanche. « C’est d’ailleurs cette sortie nous a donné l’idée de proposer ce colloque du 20 novembre », note René delcourt.


Archives 1998   Archives 1999   Archives 2000  Archives 2001  Archives 2002  Recherche   Accueil