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Journal du 1er octobre 2002
Insécurité -
Délinquance
Le GIR local opérationnel courant octobre
| Pour prolonger la création des
Groupes dIntervention Régionaux, Nicolas Sarkozy, ministre de lIntérieur, a
publié un décret prévoyant la mise en place de structures locales intercommunales
alliant un volet répressif à une volonté de mener des actions concrètes de prévention
sur le terrain. Vendredi, le sous-préfet a réuni les maires des agglomérations de
Dieppe et du Tréport pour lancer le dispositif. A peine
installé au ministère de lIntérieur, Nicolas Sarkozy prenait une initiative en
créant les G.I.R (Groupes dIntervention Régionaux) pour déclarer la guerre à
linsécurité. Réunissant les services de police, de gendarmerie, mais aussi des
douanes, de lInspection du travail, ainsi que des représentants de la Justice, ces
unités sont destinées à ne laisser aucun répit à toute forme de délinquance en
opérant parfois de manière spectaculaire pour les besoins de communication du
nouveau Gouvernement Raffarin? mais plus souvent de façon plus discrète. «
Le travail se fait en profondeur
» précise Louis-Michel Bonté, sous-préfet de
Dieppe chargé de mettre en place des relais locaux aux GIR régionaux. Un décret
ministériel de juillet dernier prévoit en effet la création de GIR locaux dont la zone
dintervention et la composition sinscrivent dans une démarche intercommunale.
Répression et prévention
Vendredi soir, les maires des agglomérations de Dieppe et
du Tréport se sont ainsi retrouvés à la sous-préfecture pour découvrir la nature et
les objectifs de ces GIR locaux qui entreront en action avant la fin du mois
doctobre avec laccord des maires.
Localement, le GIR est co-présidé par le sous-préfet et par Brigitte Lamy,
Procureur de la République, et réunit les patrons de la gendarmerie, des commissariats,
les douanes, des représentants de ladministration fiscale
Outre son aspect
répressif, le GIR local comporte une dimension importante en matière de prévention.
Cest pourquoi il réunit également des enseignants et des éducateurs, des
représentants du monde associatif. « Lidée est de mutualiser les moyens afin de
mettre en uvre les actions de prévention nécessaires
» note Louis-Michel
Bonté qui compte sur ladhésion de tous les maires de la région pour donner à la
structure lenvergure nécessaire. Pour en faire un véritable CLSPD (Comité Local
de Sécurité et de Prévention de la Délinquance), « qui engagera des actions
concrètes sur le terrain. »
Des cibles précises
En créant un tel dispositif, les agglomérations de Dieppe
et du Tréport pourront bénéficier de crédits de lEtat destinés à financer des
interventions directes auprès des jeunes. Agir en amont est sans aucun doute le premier
moyen de lutter contre la délinquance et agir contre linsécurité. Le rôle du
comité local constitué autour du sous-préfet sera notamment de veiller à la cohérence
des actions qui peuvent exister dans les communes des environs, pour sinscrire dans
le cadre commun des actions décidées au plus haut niveau de lEtat.
« Le GIR local se réunira deux fois par mois pour faire le point de la
situation de la délinquance et de linsécurité dans la région et envisager
ensemble les actions à mener ». insiste le sous-préfet. Si les actions en terme de
prévention doivent faire lobjet dune communication large, les actions
répressives seront quant à elles menées dans la plus grande discrétion. « Nous aurons
des cibles précises et interviendrons après un gros travail en profondeur » explique
Louis-Michel Bonté qui ne souhaite évidemment pas en dire plus pour le moment.
Le GIR local de Dieppe devrait être le second à voir le jour avec celui du
Havre actuellement en cours délaboration.
P. R. |
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