| Pour la première fois, la Cité de la
mer a accueilli la fête de la science à Dieppe. Pendant trois jours, ateliers,
expositions et conférences sur la thématique de la mer ont été proposés au public qui
a largement répondu présent. Le millier de visiteurs a été dépassé à la grande
satisfaction des organisateurs. Plus de 80000 visiteurs et près
de 600 bénévoles mobilisés. Lan passé au parc des expositions de Rouen,
lOdyssée 21 avait connu le plein succès à loccasion du dixième
anniversaire de la fête de la science. Cette année, la région Haute-Normandie espérait
faire autant si ce nest mieux avec, ce week-end, un nouveau rendez-vous dédié à
la science.
Pour cette édition 2002, pas de grand rassemblement, mais cinq villages
installés au Havre, Rouen, Caudebec-lès-Elbeuf, Evreux et Dieppe afin de promouvoir et
de diffuser la culture scientifique, technique et industrielle sur lensemble du
territoire haut-normand.
Dragage: les conséquences
A Dieppe, plus dun millier de visiteurs ont poussé
les portes de la Cité de la mer ces vendredi, samedi et dimanche. Pour la première fois,
le musée maritime accueillait la manifestation dans ses murs. Une initiative dont
sest félicité le président, Eric Tavernier, qui espérait « que certains
profitent de loccasion pour découvrir les richesses exposées tout au long de
lannée à la Cité de la mer ».
Déployés sur trois niveaux, animations, ateliers, expositions et conférences
ont été proposés gratuitement au public. Dans le nouvel espace falaises, galets et
environnement, les visiteurs ont eu une attention toute particulière pour le projet du
Gis (groupement dintérêt scientifique). Initié à la fin de lannée 2002,
il portera sur lexploitation des granulats marins et ses conséquences. Une étude
menée pendant trois années par des chercheurs des universités de Caen, Rouen, Le Havre
et Boulogne-sur-Mer. Objectif: « Analyser depuis Dieppe les conséquences du dragage sur
les populations marines », confie Louis Daridon, ancien exploitant de granulats marins.
Car si les scientifiques ont aujourdhui la certitude que les fonds marins
se régénèrent malgré le dragage, « ils ne savent pas linfluence que ce dragage
a sur les ressources halieutiques », confie Louis Daridon. Comment ces ressources
sont-elles perturbées pendant et après lextraction des granulats marins? Le
dragage représente-t-il un danger? Les scientifiques devront répondre à ces questions
avant que les pouvoirs publics autorisent ou non lexploitation massive des granulats
marins.
Le bienfait des algues
Chargée détude pour le Critt (centre régional des
innovations, des transformations et des technologies), Célia Guérin a présenté son
travail sur les algues de la Manche. En 1998, 2001 et 2002, le Critt sest en effet
intéressé au suivi des algues et micro-organismes vivant dans les circuits secondaires
de refroidissement des centrales thermiques de la Manche. « Ces observations nous ont
permis détablir un profil de paramètres (N.D.L.R.: météo, marée, température
de leau, etc.) qui pourraient favoriser larrivée massive dalgues dans
ces circuits », explique la jeune femme.
Autre atelier plus ludique celui-ci, proposé dans les laboratoires de la Cité
de la mer: la réalisation dun flanc à base dalgues. « Une quinzaine
dalgues vivent sur nos côtes et la plupart des personnes ne connaissent pas leurs
bienfaits », confie Célia Guérin. Elles sont pourtant présentes partout: dans
lalimentation, les produits cosmétiques et lindustrie pharmaceutique. Des
informations qui en ont étonné plus dun.
M. DS. |