Dans un courrier reçu
jeudi par les élus (voir ci-dessous), Edouard Leveau annonce sa
démission de son poste de maire. Une réaction à la défaite de sa femme aux cantonales
et le résultat dune crise aiguë au sein de son équipe municipale. Cette annonce
est un véritable coup de tonnerre dans le paysage politique local.
La nouvelle a fait leffet dune bombe dans les rangs de la majorité
municipale. Jeudi midi, chacun des co-listiers dEdouard Leveau a reçu un courrier
signé de la main du maire, annonçant sa démission et
sa volonté de se
représenter. Officiellement, on présente cette décision comme une réorganisation
technique au sein de léquipe municipale. Et pourtant, le mal est évidemment plus
profond que cette seule nécessité de recadrer laction de certains membres de
léquipe. En clair, certains adjoints jugés peu efficaces, ou insuffisamment
solidaires, vont passer à la trappe, au profit de conseillers municipaux qui verraient
ainsi leurs responsabilités élargies. Pourtant, on sait quEdouard Leveau a bel et
bien envisagé de tout plaquer, la désillusion subie dimanche dernier après la défaite
de sa femme dans la cantonale étant trop difficile à accepter. Dailleurs, pendant
lentre-deux tours, certains de ceux qui le connaissent bien témoignaient que le
maire de Dieppe pourrait bien avoir une telle réaction dorgueil si Annick venait à
être battue. Et comme ce fut le cas
lundi soir, Edouard Leveau annonçait sa
décision de tout laisser tomber avant de se rétracter.
Mais la crise qui agite le cur même du conseil municipal est bien plus
profonde et couvait depuis plusieurs semaines déjà. La désignation dAnnick Leveau
pour être candidate à la cantonale et la manière même dont lannonce a été
faite dans nos colonnes ne faisant quenvenimer le climat. La défaite de dimanche
dernier face au candidat du Parti communiste dont la nouvelle majorité municipale se
plaisait à dire quil était définitivement mort à Dieppe, aura été la goutte
deau qui fait déborder le vase.
Lundi soir, la crise contenue depuis de longues semaines sest transformée
en crise ouverte. Edouard Leveau sen serait ainsi vertement pris à ses adjoints,
les accusant dêtre la cause de la défaite de sa femme à la cantonale. Sa
réplique à ce résultat inattendu pour lui a été cinglante puisque le maire aurait
alors indiqué quil avait décidé de démissionner et que ses adjoints avaient
intérêt à accepter sa décision. Patrick Hoornaert, adjoint au maire chargé du
personnel municipal et de la sécurité, qui figure certainement dans loeil du
cyclone après avoir été candidat au premier tour sous létiquette UDF, a alors
pris linitiative de réunir plusieurs adjoints pour discuter sereinement de la
situation. « Jai réuni onze adjoints et ensemble, nous avons produit une motion
pour demander au maire de rester, mais aussi de recadrer laction de plusieurs
membres du personnel et non des moindres puisquil sagirait du directeur
de cabinet et du directeur général des services . Nous avons invité le maire à
discuter de ce texte. Un rendez-vous a même été pris pour jeudi soir 19 h après de
multiples appels auprès de ses attachés parlementaires. Et voilà que jeudi dans la
matinée, japprends que lensemble des conseillers municipaux et des adjoints
vont recevoir un courrier du maire. »
Ce courrier que nous publions ci-contre précise que le maire a envoyé une
lettre officielle au Préfet, lui annonçant sa décision de démissionner de son siège
de maire. Mais Edouard Leveau ne démissionne pas pour autant de son siège de conseiller
municipal ce qui sous-entend quil souhaitera finalement rester maire et donc se
faire réélire par son conseil. Son ambition se limiterait donc à faire le ménage parmi
ceux de ses adjoints quil ne considère pas comme assez loyaux. Compte tenu de son
appartenance à lUDF, Patrick Hoornaert est évidemment dans le collimateur, au
même titre que certains autres qui ne seraient plus dans les petits papiers du maire
depuis plusieurs mois déjà. Cest le cas de Frédérique Loos, ladjointe à
la culture « mise au placard » et privée de ses prérogatives. Dautres encore
seraient concernés à plus ou moins grande échelle, Françoise Billiez pour ne citer
quun seul cas. Et pourtant, la maire-déléguée de Neuville, bien quelle
nen pense pas moins, a toujours su garder sa langue.
La question qui se pose aujourdhui est bien celle de lavenir du
conseil municipal et par voie de conséquence lavenir de la Ville. Plusieurs
hypothèses sont envisageables, la première étant quEdouard Leveau gagne son pari
en sassurant à nouveau la majorité au sein de son groupe. Auquel cas, il se
débarrasse des « gêneurs » et poursuit son mandat. La seconde, il est désavoué par
une majorité de son équipe et cest un nouveau maire qui est élu. On en connaît
qui ne diraient pas non
Troisième hypothèse, un quart du conseil municipal,
opposition comprise, démissionne et alors, cest lensemble du conseil qui
saute. La décision appartiendrait alors aux Dieppois qui devraient retourner aux urnes.
Les prochains jours, avec notamment le prochain conseil municipal qui devrait
aborder la question du nouveau maire, vaudront sans aucun doute le déplacement.
P. R. avec E.B. et V. G.
Christian Cuvilliez :
« Cest
lesprit de clan qui lemporte »
A lannonce de la nouvelle, Christian Cuvilliez,
conseiller municipal de lopposition, analyse le sujet. « Cela confirme ce que je
pensais, cest lesprit de clan qui lemporte sur lintérêt
général. Rien na jamais été possible pour travailler avec la majorité. Nous
avons des leaders sectaires et passéïstes qui veulent mener une politique de notables.
Si cette annonce se confirme, je ne demanderai pas la démission du maire mais
celle de lensemble de la majorité. Il ne faut pas que cela se limite au simple
microcosme du clan ».
Visiblement, lancien député-maire de Dieppe va profiter de cette brèche
pour tenter de reposer des jalons. Avec ceux qui ont déjà été posés dimanche dernier
par Sébastien Jumel, il semble quune nouvelle ouverture se profile pour la
gauche
Jean Beaufils :
« Les Dieppois
nont plus confiance »
Jean Beaufils, conseiller municipal de lopposition et
ancien député, considère que le permier magistrat dieppois est en train de tirer les
leçons du second tour de la cantonale partielle.
« Edouard Leveau tire les conséquences de deux grands événements. Le premier
est celui de la politique quil a menée avec son équipe. Une politique où les
grands dossiers sont au point mort et où la ville sendort.
Le second événement, cest la condamnation de la méthode utilisée pour
désigner sa propre femme à sa succession. Une méthode qui, il faut bien le dire, est
assez détestable.
Les Dieppois nont plus confiance et même au sein de sa propre équipe, on
sent quil y a aussi une perte de confiance ».
Daniel Lefèvre :
«Il fallait
faire ça avant»
Daniel Lefèvre, conseiller général du canton de
Dieppe-est, na pas paru très étonné à lannonce de cette nouvelle qui
secoue léchiquier politique dieppois. «Ça ne me surprend pas trop. Il doit tirer
les conséquences de lélection de dimanche. En même temps, ça peut se comprendre,
Edouard Leveau est un homme fatigué qui a voulu tenir et tenir encore.
Cest dommage, on a perdu Dieppe-Ouest. Edouard aurait sans doute dû
prendre cette décision avant. Je le lui avais conseillé et je lavais conseillé
aux instances départementales. Si ça avait été fait avant, nous nen serions sans
doute pas arrivés là», explique-t-il.
Visiblement, la décision était dans lair depuis le revers essuyé
dimanche par son épouse. Et au sein même de la majorité départementale, la démission
du maire de Dieppe semblait pressentie.
Les raisons dune
défaite
Enquête à lUMP
La crise couvait avant les élections et le résultat de
dimanche dernier a évidemment fait resurgir la tension. Dailleurs, dès lundi soir,
le bureau municipal réuni autour du maire de Dieppe a tourné vinaigre au point
damener Edouard Leveau à annoncer sa démission avant de se rétracter en partie
(lire en page 6 et 7). Pour autant, lundi et mardi, alors que le conseil général était
réuni en session plénière, les commentaires allaient bon train dans les rangs de la
majorité de Charles Revet qui avec la défaite dAnnick Leveau a perdu un siège.
Un siège qui risque de peser lourd dans la balance en 2004 lorsque
lassemblée départementale subira un nouveau renouvellement qui devrait lui être
moins profitable que celui qui fut opéré en 2001. Bref, la majorité actuelle pourrait
bien tomber. Doù des commentaires acerbes quant au résultat dieppois qui fragilise
ainsi Charles Revet par effet de ricochet. Sur le plan local aussi les langues se délient
depuis dimanche, certains membres de lex RPR et de lUMP se risquant à
critiquer ouvertement le choix de la candidate investie officiellement.
En cause également le choix même dEouard Leveau dabandonner son
siège au Département, un choix qui conduisait à lorganisation de nouvelles
élections avec le risque - confirmé depuis dimanche - de les perdre.
« Si Edouard Leveau avait abandonné son fauteuil de maire, il ny avait
pas de nouvelles élections au sein même du conseil municipal
» commente ainsi un
membre UMP du Conseil général. « Edouard Leveau a fait le mauvais choix et sest
ensuite trompé en imposant la candidature de son épouse » poursuit lélu qui ne
souhaite pas que son nom apparaisse compte tenu de lambiance trop tendue à son
goût.
Des propos que Bruno Devaux, secrétaire départemental du RPR, veut pourtant
tempérer. « Le choix de la candidate était un choix collectif, sa défaite est donc une
défaite collective. Il faut arrêter de tirer sur lambulance. Annick Leveau était
une candidate de valeur, bien introduite dans le milieu dieppois. De surcroît, elle a
été désignée à léchelon local et aussi par les instances départementales.
Elle a enfin reçu le soutien de la majorité départementale de Charles Revet. Si les
gens nétaient pas daccord sur le choix dAnnick Leveau, il aurait fallu
le dire avant. Il ne faut pas sauter du bateau au premier coup de vent. Maintenant, il ne
sert à rien de polémiquer. » insiste le patron de lex-RPR dans le Département.
« En revanche, cette défaite doit amener Edouard Leveau à en tirer les conséquences.
»
P. R. et Ch. Q.
André Gautier, secrétaire général du groupe
"Unis pour la Normandie"
« J'avais
pourtant prévenu
»
Depuis dimanche dernier et l'élection de Sébastien Jumel
au poste de conseiller général sur Dieppe-Ouest, André Gautier ne décolère pas. A 37
ans, ce Dieppois qui est l'actuel secrétaire général du groupe « Unis pour la
Normandie » au conseil régional travaille aux côtés de Jean-Paul Gauzès. Candidat à
la candidature voici quelques semaines, il avait anticipé face au comité de
circonscription du RPR, ce qui s'est produit dimanche dans les urnes.
André Gautier note en préambule qu' « il nous fallait un candidat pour
représenter le renouveau et nous avons préféré opter pour la stratégie de l'épouse.
C'est une idée de faire de la politique qui a vécu. Pour preuve ce qui vient de se
passer sur les cantons de Tôtes et de Dieppe-Ouest. Lorsque je me suis présenté face au
comité de circonscription du RPR voici quelques semaines, j'ai été le seul à exprimer
mes interrogations les yeux dans les yeux, face à Edouard et Annick Leveau ».
Le secrétaire du groupe « Unis pour la Normandie » est engagé depuis 1981 et
il a bataillé face au PC, aux côtés de Jean-Louis Bourlanges puis d'Edouard Leveau : «
Je pressentais un vote sanction pour le cas où Mme Leveau serait candidate. C'était
prendre un risque énorme. Je savais que les Dieppois allaient rejeter cette candidature.
Dimanche dernier, ils n'ont pas voté pour Sébastien Jumel mais contre Annick Leveau.
Cest le vote sanction que je redoutais. J'avais pourtant prévenu mais je n'ai pas
été entendu ».
Pas de doute pour André Gautier, « ce fut une erreur de casting. On a rayé
d'un trait de plume des années de travail et de militantisme. Edouard Leveau a mis le PC
à genoux et il l'a remis en selle quelques mois plus tard. A droite, Edouard Leveau est
seul à exister politiquement sur la circonscription. Malheureusement, il sort affaibli de
cette élection parce que c'est son épouse qui a perdu. Mais il ne doit pas être le seul
à porter le poids de cette erreur de choix politique : son entourage et Charles Revet ont
aussi une grosse part de responsabilité ».
Et André Gautier de conclure : « Edouard Leveau doit tirer les conclusions de
cet échec et préparer l'avenir en ouvrant son champ de vision. Ce sera indispensable
pour remporter les municipales de 2007. De mon côté, je suis toujours prêt à m'engager
à ses côtés avec d'autres jeunes ».
Franck Wilkinson,
attaché parlementaire d'Edouard Leveau
« Pas de procès
d'intention »
Jeune attaché parlementaire d'Edouard Leveau à son bureau
parisien de l'Assemblée Nationale, Franck Wilkinson refuse de mettre la défaite des
cantonales sur le compte du choix du candidat. Pour lui, les explications à ce revers
sont ailleurs et il s'en explique.
« Il ne faut pas faire un procès d'intention quant à la candidature d'Annick
Leveau sur cette élection cantonale de Dieppe-Ouest, note en préambule Franck Wilkinson.
Annick Leveau a été choisie par le comité de circonscription du RPR et les Dieppois se
sont prononcés dimanche dernier. Il faut prendre acte de leur choix. Maintenant, comme
après chaque défaite, il faut se regarder dans un miroir ».
Depuis son bureau parisien, Franck Wilkinson retient trois points pour expliquer
ce revers de la droite locale : « D'abord, je constate que les Dieppois ont considéré
que Sébastien Jumel était le meilleur candidat puisque c'est lui qui s'est imposé.
Ensuite, je pense que nous n'avons pas récolté les fruits de 18 mois de gestion
municipale. Les Dieppois ne se sont pas aperçus du travail accompli, sans doute parce que
nous avons péché dans la communication ».
« Enfin, et c'est ma troisième explication à notre défaite, le canton de
Dieppe-Ouest était détenu depuis 1989 par Edouard Leveau. A ce titre, de nombreux
électeurs de droite ont jugé bon de ne pas se rendre aux urnes, considérant que le
canton était gagné d'avance. Je ne peux pas croire que le PC ait recueilli 53 % des
suffrages sur ses idées. Il a obtenu ce résultat par défaut de participation dans nos
rangs ».
Jean Bazin, attaché parlementaire d'Edouard
Leveau
« Une défaite
profondément injuste »
Militant au défunt RPR - devenu UMP - depuis 1988 et la
réélection de François Mitterrand à la tête du pays, Jean Bazin (29 ans) est «
carté » depuis une dizaine d'années.
Attaché parlementaire d'Edouard Leveau sur Dieppe, Jean Bazin tente de
comprendre la défaite d'Annick Leveau aux élections cantonales. Il juge ce revers «
profondément injuste au regard du bilan d'Edouard Leveau comme conseiller général et de
la campagne de terrain menée par Mme Leveau ».
Jean Bazin ne s'en cache pas, il est « surpris par la défaite des cantonales
et plus encore par son ampleur. Quand je vois le nombre de personnes
qu Edouard Leveau a pu recevoir et aider avec le conseil général, il y a une forme
d'injustice. Depuis 1989, son bilan de conseiller général était remarquable. N'oublions
pas tout le travail qui a été fait, notamment sur le dossier du transmanche ».
Pour Jean Bazin, « cette défaite tient notamment au fait qu'il s'agissait
d'une élection partielle, laquelle se déroulait 18 mois après les municipales. Nous
avons trouvé une situation difficile à gérer sur la ville de Dieppe. Les habitants
s'impatientent mais nous ne pouvons pas tout faire en même temps. Antoine Rufenacht a
connu la même chose au Havre. Elu maire en 1995, il a trouvé un vaste chantier. La liste
qu'il conduisit aux élections régionales trois ans plus tard fut largement battue sur Le
Havre. Mais cela n'a pas empêché M. Rufenacht de mener à bien ses projets et d'être
facilement réélu lors des dernières municipales. Il a fallu du temps pour que les
Havrais se rendent compte du travail accompli ».
Candidat à la candidature face au comité de circonscription du RPR, Jean Bazin
avait recueilli 10 voix (contre 23 à Annick Leveau, 2 à Laurent Martin et 2 à André
Gautier) : « Je m'étais présenté face aux militants pour montrer ma disponibilité au
service de Dieppe, explique-t-il. Annick Leveau fut choisie démocratiquement et sa
candidature était légitime. Tout comme celle de Patrick Hoornaert qui était aussi
légitime pour l'UDF. Nous n'avons aucun regret à avoir sur la candidature d'Annick
Leveau. ». Et Jean Bazin de conclure : « Je reste persuadé que cette défaite
n'hypothèque en rien les municipales de 2007. J'ai confiance en Edouard Leveau pour
répondre aux attentes des Dieppois et réenclencher la machine
»
Laurent Martin, adjoint au tourisme
« Il fallait
lancer un jeune »
Adjoint au tourisme à la ville de Dieppe, Laurent Martin
(36 ans) ne pratique pas la langue de bois. Militant du défunt RPR depuis l'âge de 11
ans et « carté » depuis dix ans, l'ancien président dieppois de l'UNI avait fait acte
de candidature pour cette élection cantonale. S'il s'est rangé derrière Annick Leveau
après le choix du comité de circonscription du RPR, il se déclare aujourd'hui
amer
« Je savais que la désignation dAnnick Leveau ne constituait pas le bon
choix, tranche d'emblée l'adjoint au tourisme. Pour autant, jamais je ne pouvais penser
que nous aurions perdu cette élection. Je me suis rallié à la volonté de l'équipe
locale et j'ai fait mon devoir de militant. J'espère maintenant que tout le monde va se
mettre au travail pour analyser cette défaite. Chacun doit prendre ses responsabilités.
Face à la désaffection qu'ont les Français pour la politique, il fallait profiter de
cette élection pour lancer un jeune. Le PC a su le faire mais pas nous. C'est dommage et
anormal ».
Abasourdi par le score réalisé par Sébastien Jumel dimanche soir, Laurent
Martin note que « Mme Leveau n'a pas réussi à rassembler au-delà des clivages
politiques comme Édouard Leveau sait le faire. Cela s'est vérifié dans les bureaux de
gauche où le PC enregistre un surdosage de ses voix. Avec un candidat plus jeune de
rassemblement, nous aurions peut-être fait aussi bien dans les bureaux de droite et un
peu mieux dans les bureaux de gauche. Malgré tout, je ne sais pas si cela aurait été
suffisant
»
Laurent Martin note encore que « nous aurions pu choisir un candidat faisant
partie de la majorité municipale afin qu'il mette en avant le travail réalisé depuis 18
mois sur Dieppe. C'était une façon de communiquer sur ce qui a été fait et sur ce
qu'il reste à faire ».
Fermement décidé à repartir au combat, Laurent Martin souhaite que « nous
envoyions des signes forts à la population dieppoise. Cette défaite constitue peut-être
un mal pour un bien mais il y aura des erreurs à ne pas reproduire si nous voulons
conserver la mairie en 2007 ».
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