| Assemblée générale tendue pour le
Club des jeunes Maison pour tous qui accuse un déficit de 42685 euros (280000 francs).
Jean Sannier, président de lassociation, demande à la Ville des éclaircissements
sur son statut. Lannée se présente de manière ambiguë.
Les financements se font attendre et la moindre crise obligera à des mesures draconiennes
voire à la destruction de la structure. Les prochaines années marqueront un tournant
dans lactivité de lassociation. » Le ton est grave, vendredi soir, pour
lassemblée générale du Club des jeunes Maison pour tous.
En rappelant la situation atypique de lassociation financée à hauteur de
800.000 francs depuis trente ans par les adhérents, Jean Sannier, président du club des
jeunes, a ensuite fait le point sur les difficultés que lassociation rencontre
cette année.
Au total, le Club des jeunes Maison pour tous accuse un déficit de 42685 euros:
« Cest la première année que nous avons un déficit important. Il est lié à des
changements des règles des financeurs en cours dexercice » indique Jean Sannier.
Sont ainsi en cause le calcul de la prestation de service CAF (caisse dallocations
familiales) et la régularisation de lUrssaf notamment en ce qui concerne les
emplois-jeunes. Mais aussi les subventions locales « qui ne représentent que 2 % du
budget alors que dans dautres structures laide de la Ville monte à 60 %. »
Ainsi, le président de lassociation compte « clarifier notre contrat
pour léquipement, la mission et les financements. Il faut que nous aboutissions
avec la Ville à une définition claire. »
Dans le public, les adjoints présents ne manqueront pas de relayer la demande
dun club des jeunes en mal de reconnaissance municipale: « Les locaux appartiennent
à lassociation mais ils sont construits sur un terrain communal. Nous ne
fonctionnons quavec 2 % de subventions dans le budget mais nos actions sont toujours
proposées dans une démarche de service public et de service au public » rappelle le
président qui ne demande quune chose: « Que le club des jeunes soit reconnu à
part entière comme la Maison des jeunes de Neuville. Mais nous tenons à ce quelle
conserve un caractère privé.»
Pourtant, Jean Sannier assure que la concurrence na jamais existé avec le
Drakkar: «Pour des raisons de politique locale, lancienne municipalité avait
donné un rôle de Maison pour tous au Drakkar qui remplit aujourdhui, parfaitement
bien son rôle de pôle de services. Lerreur était de vouloir installer une Maison
de jeunes qui existe déjà ici. Il conviendrait que les élus aient le souci de la
complémentarité des équipements.»
Recentrer les activités
Lappel à la municipalité étant lancé, le
président ainsi que la directrice, Yvette Sannier, sont revenus sur les actions à
entreprendre pour lannée à venir. Ainsi, si diverses activités sont organisées
dans les communes alentour, le Club des jeunes souhaite recentrer son activité sur
Dieppe: «Il ne sagit pas dabandonner les communes rurales mais il y a
beaucoup à faire sur Dieppe, surtout si nous obtenons le statut de Maison des jeunes.»
Le président promet dafficher encore plus clairement lidentité des
différentes activités afin didentifier les actions et les budgets précis qui y
sont dévolus: « Nous sommes parfois un peu victimes du nombre dactions engagées.
Certains pensent quil y a confusion dans les financements des communes rurales et de
Dieppe. Ce qui nest absolument pas le cas. »
Dans le cadre des opérations en liaison avec le projet éducatif local, le Club
des jeunes fort de 25 salariés mettra laccent sur certaines activités comme la
prévention de lillettrisme: «Il faut une continuité entre le milieu scolaire et
le temps non scolaire afin de profiter du rassemblement de léducation et de la
jeunesse au sein dun même ministère.»
Les membres du Club des jeunes auront ainsi à faire découvrir la littérature
à la jeunesse en concertation avec les bibliothèques. Langues vivantes, sciences,
technologie et environnement sont également au programme des actions à développer:
«Nous sommes la seule association dieppoise à avoir un animateur permanent et diplômé
en environnement. Il est déjà en contact avec les établissements scolaires et il y a
une demande importante de certains collèges» indique Jean Sannier.
Au programme également: le développement des technologies nouvelles comme
Internet et linformatique.
Le président souhaite également renforcer ses moyens en terme de mobilité:
«Il serait utile dacheter un bus de 35 places afin daccroître les sorties
éducatives pour les jeunes et les ados».
Des projets qui ne seront possibles que si la mairie accède à la demande du
Club des jeunes. Lassociation se trouve donc aujourdhui en bien mauvaise
posture.
S. B. |