Journal du 28 septembre 2001

Dans la nuit de mardi à mercredi chez Saint-Gobain
Un incendie ravage les unités de stockage

Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, un terrible incendie s’est déclaré dans les unités de stockage de l’usine Saint-Gobain-Desjonquères de Mers-les-Bains. La production a dû être arrêtée pendant 24 heures.

«De ma maison sur le front de mer, je voyais les flammes au dessus de l’usine. Les flammes éclairaient le ciel». Il est une heure du matin, dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque pour une raison encore indéterminée, un terrible incendie s’est déclaré dans les unités de stokage de la verrerie Saint-Gobain-Desjonquères de Mers-les-Bains.

On n’ose imaginer ce qui aurait pu se passer si les «pompiers usine» n’avaient pas eu la présence d’esprit de se rendre immédiatement sur les lieux du sinistre et alerter dans l’instant leurs confrères.

«Nous nous sommes rendus sur les lieux et vu l’importance de l’incendie, l’alerte a été déclenchée par le poste de garde» explique un des membres du service de sécurité de l’entreprise. «Nos pompiers usine sont intervenus très rapidement et après constatation, ont pu donner une information très précise sur l’ampleur du sinistre, aux services extérieurs» déclare pour sa part Christophe Castelot, Directeur des Ressouces Humaines. «La précision de l’information a permis aux secours de mettre en oeuvre tous les moyens nécéssaires en hommes et en matériel pour circonscrire le plus efficacement possible l’incendie».

A l’extérieur de l’établissement, la tension est grande, des centaines de Mersois gagnés par l’angoisse descendent dans la rue. Une réaction légitime au regard de la catastrophe de Toulouse. «Nos personnels sont bien sensibilisés aux risques. Nous sommes une industrie du feu». C’est vraisemblablement cette sensibilisation des personnels de l’établissement qui a permis une évacuation rapide et efficace des 150 employés travaillant cette nuit-là.

Plus de 100 pompiers sur les lieux

Placés sous les ordres du commandant Eric Massole, les pompiers venus des casernes de la Somme et de la Seine-Maritime sont parvenus à maintenir le feu dans les unités de stockage. «Les deux murs coupe-feu ont bien fonctionné» souligne M. Castelot. Heureusement !

Enquête…

Chargés de l’enquête, ce sont les policiers du Tréport qui vont devoir déterminer les circonstances exactes du sinistre. Si le matin même, un incendie s’était déjà déclaré dans une zone de production à la suite d’un court-circuit, la relation avec l’incendie de la nuit semble pourtant écartée. «C’est un concours de circonstances» a expliqué M. Castelot. «Ce qui s’est passé ce matin n’a apparemment rien à voir avec l’incendie de cette nuit».

Evacuation…

Parallèlement à la lutte contre l’incendie, la priorité des dirigeants de la société a été de protéger son personnel et rassurer les familles. «Les 150 employés qui travaillaient ont été évacués à l’exception de l’équipe technique en charge de la surveillance des fours et des pompiers usine. Les familles quant à elles ont été rassurées par téléphone» souligne encore M. Castelot.

Par mesure de sécurité
Une trentaine de riverains évacués…

Dès une heure du matin, la violence de l’incendie fait craindre le pire. Les récents événements de Toulouse ont marqué les esprits. Aussi, par mesure de sécurité, les policiers du Tréport ont procédé à l’évacuation de plusieurs maisons d’habitation situées rue du 4 septembre (juste derrière les unités de stockage).

Invités à quitter leur domicile, les riverains, au nombre d’une trentaine, ont tout d’abord été accueillis dans les locaux de la gare du Tréport avant de rejoindre une salle municipale. Ce n’est qu’aux alentours de huit heures, mercredi matin que ces derniers ont pu rejoindre leur domicile, tout danger d’explosion et de propagation de l’incendie ayant été écarté.

5000 m2 de stockage réduits en cendre

L’incendie aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus dramatiques si les pompiers n’étaient pas parvenus à préserver l’outil de production. C’était en effet la plus grande crainte des dirigeants de l’entreprise pendant une partie de la nuit.

Finalement, ce sont 5000 m2 de bâtiment qui ont été ravagés, une surface qui contenait environ 5% de la production. «L’incendie a surtout détruit des palettes de cartons, et des flacons prêts à l’expédition» souligne encore le directeur de Resssources Humaines.

Une perte certes, mais pour M. Castelot, le plus important reste que cet incendie n’ait pas fait de victime.


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