| Dans la nuit de mardi à mercredi
dernier, un terrible incendie sest déclaré dans les unités de stockage de
lusine Saint-Gobain-Desjonquères de Mers-les-Bains. La production a dû être
arrêtée pendant 24 heures. «De ma maison sur le front de mer,
je voyais les flammes au dessus de lusine. Les flammes éclairaient le ciel». Il
est une heure du matin, dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque pour une raison encore
indéterminée, un terrible incendie sest déclaré dans les unités de stokage de
la verrerie Saint-Gobain-Desjonquères de Mers-les-Bains.
On nose imaginer ce qui aurait pu se passer si les «pompiers usine»
navaient pas eu la présence desprit de se rendre immédiatement sur les lieux
du sinistre et alerter dans linstant leurs confrères.
«Nous nous sommes rendus sur les lieux et vu limportance de
lincendie, lalerte a été déclenchée par le poste de garde» explique un
des membres du service de sécurité de lentreprise. «Nos pompiers usine sont
intervenus très rapidement et après constatation, ont pu donner une information très
précise sur lampleur du sinistre, aux services extérieurs» déclare pour sa part
Christophe Castelot, Directeur des Ressouces Humaines. «La précision de
linformation a permis aux secours de mettre en oeuvre tous les moyens nécéssaires
en hommes et en matériel pour circonscrire le plus efficacement possible
lincendie».
A lextérieur de létablissement, la tension est grande, des
centaines de Mersois gagnés par langoisse descendent dans la rue. Une réaction
légitime au regard de la catastrophe de Toulouse. «Nos personnels sont bien
sensibilisés aux risques. Nous sommes une industrie du feu». Cest
vraisemblablement cette sensibilisation des personnels de létablissement qui a
permis une évacuation rapide et efficace des 150 employés travaillant cette nuit-là.
Plus de 100 pompiers sur les
lieux
Placés sous les ordres du commandant Eric Massole, les
pompiers venus des casernes de la Somme et de la Seine-Maritime sont parvenus à maintenir
le feu dans les unités de stockage. «Les deux murs coupe-feu ont bien fonctionné»
souligne M. Castelot. Heureusement !
Enquête
Chargés de lenquête, ce sont les policiers du
Tréport qui vont devoir déterminer les circonstances exactes du sinistre. Si le matin
même, un incendie sétait déjà déclaré dans une zone de production à la suite
dun court-circuit, la relation avec lincendie de la nuit semble pourtant
écartée. «Cest un concours de circonstances» a expliqué M. Castelot. «Ce qui
sest passé ce matin na apparemment rien à voir avec lincendie de cette
nuit».
Evacuation
Parallèlement à la lutte contre lincendie, la
priorité des dirigeants de la société a été de protéger son personnel et rassurer
les familles. «Les 150 employés qui travaillaient ont été évacués à
lexception de léquipe technique en charge de la surveillance des fours et des
pompiers usine. Les familles quant à elles ont été rassurées par téléphone»
souligne encore M. Castelot.
Par mesure de sécurité
Une trentaine de riverains évacués
Dès une heure du matin, la violence de lincendie fait
craindre le pire. Les récents événements de Toulouse ont marqué les esprits. Aussi,
par mesure de sécurité, les policiers du Tréport ont procédé à lévacuation de
plusieurs maisons dhabitation situées rue du 4 septembre (juste derrière les
unités de stockage).
Invités à quitter leur domicile, les riverains, au nombre dune
trentaine, ont tout dabord été accueillis dans les locaux de la gare du Tréport
avant de rejoindre une salle municipale. Ce nest quaux alentours de huit
heures, mercredi matin que ces derniers ont pu rejoindre leur domicile, tout danger
dexplosion et de propagation de lincendie ayant été écarté.
5000 m2 de stockage réduits en cendre
Lincendie aurait pu avoir des conséquences beaucoup
plus dramatiques si les pompiers nétaient pas parvenus à préserver loutil
de production. Cétait en effet la plus grande crainte des dirigeants de
lentreprise pendant une partie de la nuit.
Finalement, ce sont 5000 m2 de bâtiment qui ont été ravagés, une surface qui
contenait environ 5% de la production. «Lincendie a surtout détruit des palettes
de cartons, et des flacons prêts à lexpédition» souligne encore le directeur de
Resssources Humaines.
Une perte certes, mais pour M. Castelot, le plus important reste que cet
incendie nait pas fait de victime. |