Les médecins de famille dieppois qui
à la majorité ont choisi de répondre à lappel de lUNOF se prononceront ce
soir sur la date de mise en place de la grève des gardes de nuit. Ils dénoncent ainsi la
dégradation de leurs conditions de travail et des honoraires sinistrés.Depuis
quelque temps, lUnion nationale des omnipraticiens français (Unof), branche de la
Confédération des Syndicats médicaux français (CSMF), dénonçait la dégradation
constante des conditions dexercice des médecins de famille. Elle avait déjà
invité les médecins de famille à ne plus effectuer de visite à 135 F « en dehors des
situations où la visite à domicile est manifestement justifiée ». LUnof avait
également conseillé aux médecins généralistes dutiliser largement la procédure
légale de dépassements exceptionnels de leurs honoraires notamment pour les visites «
injustifiées » ou les actes réalisés en dehors des horaires habituels douverture
du Cabinet.
Aujourdhui, lUnof a décidé de passer à la vitesse supérieure en
décrétant, à partir de jeudi prochain, une grève illimitée des gardes de nuit de 20 h
à 8 h. Cest donc le répondeur des médecins qui devrait accueillir les patients et
les diriger systématiquement vers les Centres 15.
A Dieppe, 65 % des médecins de familles ont déjà répondu à lappel et
ils décideront ce soir de la date de mise en place de cette grève.
« Pendant de nombreuses années, nous avons accepté la permanence des soins 24
heures sur 24 et 7 jours sur 7, mais nous ne sommes plus corvéables à merci »
revendique Michel Laffillé, représentant local de lUnof. « Dautant plus que
la majorité des appels de nuit ne sont pas justifiés. »
Même si linsécurité nocturne a fait monter la pression et le ras-le-bol
des médecins de familles, la revalorisation des tarifs avec notamment la rémunération
nocturne restent lune de leurs principales revendications. Cette grève devrait donc
entraîner quelques perturbations pour les patients. De son côté, lUnof prévoit
déjà, si nécessaire, de durcir ce mouvement en létendant aux week-ends.
A.C.