Journal du 13 novembre 2001

Dieppe
Une vingtaine d'armes à feu
découverte dans un pavillon

Superbe coup de filet pour le commissariat de Dieppe qui a fait main basse sur un véritable arsenal, en milieu de semaine, dans un pavillon de la proche région dieppoise. Les services de police ont, en effet, découvert une vingtaine d’armes à feu en parfait état de marche ainsi que plusieurs kilos de cartouches au domicile d’un homme.

C’est un véritable arsenal en parfait état de marche et disséminé aux quatre coins de sa maison que possédait un homme de 35 ans. Armes de poing ou d’épaule, armes de guerre, sabres, couteaux ou grenades faisaient, notamment, partie de la collection très particulière de cet homme passionné par les armes. Une collection que les services de police ont découverte en venant prendre des nouvelles de leur propriétaire.

En instance de séparation, l’homme était, en effet, dépressif. Inquiète de ne pas obtenir de réponse lorsqu’elle se présente à sa porte, son épouse connaissant l’existence de ce stock d’armes a alerté les sapeurs-pompiers. Les secours ainsi que des policiers de la brigade de nuit se présentent donc à la porte du pavillon. L’homme répondra en ouvrant une fenêtre à l’étage.

Armé, il ne pointe heureusement pas son fusil sur les policiers en uniforme qui useront de psychologie pour dialoguer avec l’homme qui souhaite mettre fin à ses jours.

Celui-ci pose donc son arme sur le rebord de la fenêtre avant de venir leur ouvrir la porte. Sur la table de la salle à manger, les policiers découvrent une arme. En état d’ébriété, le passionné des armes répondra sans ambages aux services de police qui lui demandent des explications.

Un arsenal disséminé dans la maison

Les gardiens de la paix iront de surprises en surprises dans la maison qui renferme un véritable arsenal. Dans les placards, les armoires, les tiroirs, sur les tables et sur le canapé, ils découvrent, en effet, des armes dignes des plus grands films télévisés: une kalachnikov, un Sten, pistolet mitrailleur anglais de la Seconde Guerre mondiale, des armes importées illégalement sur le territoire français, ainsi que des armes de poing, 44 magnums Smith et Wesson, Glock 9 mm automatique, colt 45 automatique, 357 magnums, Dan Wesson, Sphinx mais aussi deux répliques de M16, trois fusils à pompes, un pistolet mitrailleur.

Des armes accumulées en une dizaine d’années et en parfait état de marche puisque très bien entretenues et accompagnées de leurs munitions, notamment des balles « Metal percing » dises « tueuses de flics » parce qu’elles traversent sans aucune difficulté les gilets pare-balles. A ces armes, s’ajoutaient des poignards et des sabres.

Les passionnés des armes possédaient également des pistolets pour des parties de paint-ball et une arbalète. Des armes pour lequel les autorisations de détention étaient périmées, certaines n’étant plus en conformité avec la loi voire même étant totalement interdites à la production. Si l’homme n’utilisait pas ses armes dans des circonstances dangereuses, les policiers s’interrogent sur l’usage qui aurait pu en être fait si elles étaient tombées dans d’autres mains après un cambriolage, par exemple.

Confisquées, les armes ont été placées sous scellé et devront être détruites. Après une garde à vue, l’homme a été remis en liberté. Il recevra prochainement une convocation au tribunal correctionnel de Dieppe.

S. B.


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