Journal du 9 novembre 2001

Le Point a établi un classement des cliniques françaises
pratiquant la chirurgie ORL

La clinique Saint-Pierre dans le top 50 !

Le magazine Le Point du 2 novembre dernier l’affirme: « Les cliniques se distinguent par l’adoption de techniques de soins modernes, garantissant souvent un gain de confort pour le patient ». Même si elles sont parfois confrontées à des difficultés financières, les 800 cliniques privées réparties dans toute la France ont encore de beaux jours devant elles. C’est vraisemblablement le cas de la clinique Saint-Pierre située rue Thiers à Dieppe. Dans le classement établi par Le Point sur l’activité de chirurgie ORL, elle figure en 33e position.

Fin octobre 2000, le Figaro avait classé la clinique Saint-Pierre à la 40e place des cliniques qui pratiquent la chirurgie ORL (N.D.L.R.: elles sont environ 700 en France). Un an plus tard, c’est le magazine Le Point qui classe les cliniques privées. Et Saint-Pierre figure toujours en bonne place pour l’ORL. Occupant une envieuse 33e place, la clinique dieppoise est la troisième structure privée de Normandie derrière le centre hospitalier privé Saint-Martin de Caen (6e) et la polyclinique de l’Europe de Rouen (8e). La clinique Saint-Pierre s’offre le luxe de devancer la clinique Saint-Hilaire de Rouen (36e dans ce classement)!

Avec deux chirurgiens ORL, les Drs Yves Chémama et Vincent Ducroz, la clinique Saint-Pierre a effectué 427 interventions sur les amygdales et les végétations, 135 sur les sinus et 72 sur les oreilles. « Outre leur niveau d’activité, rappelle Le Point, les 50 premières cliniques de ce classement toutes très entraînées à la chirurgie dite de jour ou ambulatoire ». A Saint-Pierre, 52 % des interventions évoquées plus haut furent effectuées en chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans que le patient soit hospitalisé.

La chirurgie ambulatoire constitue la grande nouveauté pour les opérations du nez, de la gorge et des oreilles: le patient arrive en effet le matin, il est opéré et il rentre chez lui le soir même. C’est vrai pour la pose de yoyos (drains transtympaniques) effectuée sur les enfants qui souffrent d’otites à répétition. Le yoyo entraîne une amélioration instantanée.

Autre nouveauté, les amygdales sont opérées davantage pour leur grosseur que pour des raisons infectieuses. En effet, l’hypertrophie des amygdales peut entraîner des troubles du sommeil ou de la respiration. Une fois opéré, l’enfant reprend une vie normale.

Chirurgien ORL depuis quelques années à la clinique Saint-Pierre, le Dr Yves Chémama souligne que « l’arrivée du Dr Vincent Ducroz en 1998 a renforcé le service ORL de la clinique Saint-Pierre ». Un point de vue que partage totalement Dominique Brégeon, directeur de la clinique Saint-Pierre depuis trois ans et demi: « L’association des Drs Chémama et Ducroz s’est avérée très positive parce que ce sont deux praticiens qui sont complémentaires. Ce sont eux qu’il faut avant tout mettre en avant. La clinique est là pour assurer un service qui répond à leurs besoins ».

« Une saine émulation avec l’hôpital »

Concernant la fameuse 33e place obtenue face à 700 autres cliniques privées qui officient dans le secteur de l’ORL, Dominique Brégeon n’est pas surpris: « C’est dans la continuité de ce qui avait été publié par Le Figaro l’an dernier. Cela donne encore un peu plus de consistance au résultat. C’est un classement d’autant plus encourageant que les critères retenus favorisent plutôt les gros établissements. Il manque une pondération par rapport à la taille de l’établissement et à ses effectifs médicaux. Il n’empêche que ce résultat est agréable et flatteur pour notre clinique ».

En figurant dans le top 50 de l’ORL, la clinique Saint-Pierre est récompensée pour son travail de fond. « En réalité, ce sont les 130 personnes - dont 94 salariés - qui travaillent à nos côtés qui sont récompensées », note M. Brégeon. Plus globalement, c’est aussi la qualité des soins prodigués sur Dieppe qui s’améliore. Si les cliniques dieppoises fonctionnent bien, Dominique Brégeon refuse de tirer la couverture pour le seul secteur privé: « L’hôpital a rattrapé son déficit d’image et il effectue également un gros travail. Un bon hôpital attire aussi des patients dans les cliniques. Une saine émulation doit naître de la concurrence entre le public et le privé. Et c’est la santé en général sur Dieppe qui doit en profiter. Notre souci principal consiste à éviter la fuite des patients vers Rouen ».

A la clinique Saint-Pierre, les dirigeants n’ont pas lésiné sur les moyens. Rachetée il y a cinq ans, la clinique fut entièrement rénovée. Des chambres aux blocs opératoires en passant par les sous-sols, l’équipement mobilier, les infrastructures et le matériel d’anesthésie, c’est un investissement global de plus de 15 millions de francs qui a été réalisé.

Pas d’euphorie

Pour que Dominique Brégeon soit un directeur heureux, il manque encore le petit coup de pouce qui viendrait de l’Etat: « Les cliniques demandaient une dotation du gouvernement de 6 milliards de francs et nous avons obtenu 3,1 milliards depuis quelques heures, sans encore savoir sous quelle forme. C’est regrettable de voir que l’Etat ne donne pas aux cliniques de quoi financer les impératifs de sécurité qu’il impose. Les cliniques assurent près de 60 % des actes de chirurgie et le prix de la journée (N.D.L.R.: lequel est fixé par l’Etat) n’a pas évolué entre 1998 et 2000. Sans oublier que le privé éprouve bien des difficultés à attirer le personnel infirmier ».

Pas question donc de se laisser aller à une quelconque euphorie du côté de la rue Thiers. Si la clinique Saint-Pierre savoure le classement du Point à sa juste valeur, l’heure n’est pas au triomphalisme. Face à une opinion parfois versatile, la santé est un sujet trop sérieux et sensible pour faire preuve d’autosatisfaction.

Christophe Quesne


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