| Le jeu des négociations ne sest
finalement pas apaisé chez Toshiba. A cause dune « confusion entre ce qui avait
été demandé et ce quon a obtenu de la direction », un nouveau débrayage était
organisé jeudi matin pour peser sur la réunion du comité dentreprise. Les
délégués du personnel réclament 10000 euros par salarié licencié en plus de ce qui a
été obtenu. Nous sommes contre les critères retenus par la
direction. Dans léventualité dun seul licenciement, nous formulons la
revendication suivante: lindemnité légale, plus cinq mois de salaire, plus 10000
euros ». Le tract distribué par la CGT mercredi soir devant la maison des syndicats, et
qui appelait à une mobilisation hier jeudi, jour de comité dentreprise à
lusine Toshiba de la zone Eurochannel à Martin-Eglise, repose les exigences de
certains représentants des salariés.
« Nous navons obtenu que cinq mois de salaire par salarié licencié en
plus de lindemnité légale qui est de deux douzièmes de mois de salaire par année
dancienneté en dessous de dix ans, et deux-quinzièmes au-delà. Cest
insuffisant » lançait mercredi devant la maison des syndicats, place Louis-Vitet le
représentant CGT des salariés de Toshiba.
Le plan social proposé par la direction - à cause dune baisse
dactivité sur la fabrication des copieurs de la marque japonaise, de plus en plus
assemblés dans les usines chinoises au détriment de la France - prévoit en effet 30
licenciements, en plus de la non reconduction denviron 80 à 90 emplois en CDD ou
contrats dintérim.
Arrêt de travail jeudi
« En tout, cela fera 120 emplois perdus » explique Claude
Billard, représentant de la CGT dans lentreprise. « Nous voulons avant tout sauver
les trente emplois menacés. Mais si nous ny parvenons pas, nous exigeons, en plus
des indemnités légales et des cinq mois de salaire obtenus lors des négociations du
plan social, une somme forfaitaire de 10000 euros en plus par salarié licencié ».
Et le tract de la CGT dinviter les salariés à se mobiliser lors
dun arrêt de travail qui était prévu hier, jeudi matin, dès 8h30, au moment où
représentants des salariés et de la direction allaient entrer dans une nouvelle phase de
négociations. Des négociations qui visaient à entériner le plan social, mais que
refuse la CGT qui estime, du fait de la mobilisation du 25 septembre, avoir « permis de
faire reculer les exigences patronales puisquune nouvelle réunion a eu lieu ».
Mais les syndiqués CGT nétant que quatre au sein de lentreprise,
la centrale ne se faisait guère dillusions sur sa capacité de mobilisation, «
bien que même les représentants du personnel non syndiqués soient eux aussi contre le
plan social en létat » ajoute Claude Billard. Réponse prochaine à lissue
de ces nouvelles négociations.
O. B. |