Journal du 10 octobre 2003

Le plan social rediscuté jeudi
Les "Toshiba" exigent 10 000 euros par salarié licencié

Le jeu des négociations ne s’est finalement pas apaisé chez Toshiba. A cause d’une « confusion entre ce qui avait été demandé et ce qu’on a obtenu de la direction », un nouveau débrayage était organisé jeudi matin pour peser sur la réunion du comité d’entreprise. Les délégués du personnel réclament 10000 euros par salarié licencié en plus de ce qui a été obtenu.

Nous sommes contre les critères retenus par la direction. Dans l’éventualité d’un seul licenciement, nous formulons la revendication suivante: l’indemnité légale, plus cinq mois de salaire, plus 10000 euros ». Le tract distribué par la CGT mercredi soir devant la maison des syndicats, et qui appelait à une mobilisation hier jeudi, jour de comité d’entreprise à l’usine Toshiba de la zone Eurochannel à Martin-Eglise, repose les exigences de certains représentants des salariés.

« Nous n’avons obtenu que cinq mois de salaire par salarié licencié en plus de l’indemnité légale qui est de deux douzièmes de mois de salaire par année d’ancienneté en dessous de dix ans, et deux-quinzièmes au-delà. C’est insuffisant » lançait mercredi devant la maison des syndicats, place Louis-Vitet le représentant CGT des salariés de Toshiba.

Le plan social proposé par la direction - à cause d’une baisse d’activité sur la fabrication des copieurs de la marque japonaise, de plus en plus assemblés dans les usines chinoises au détriment de la France - prévoit en effet 30 licenciements, en plus de la non reconduction d’environ 80 à 90 emplois en CDD ou contrats d’intérim.

Arrêt de travail jeudi

« En tout, cela fera 120 emplois perdus » explique Claude Billard, représentant de la CGT dans l’entreprise. « Nous voulons avant tout sauver les trente emplois menacés. Mais si nous n’y parvenons pas, nous exigeons, en plus des indemnités légales et des cinq mois de salaire obtenus lors des négociations du plan social, une somme forfaitaire de 10000 euros en plus par salarié licencié ».

Et le tract de la CGT d’inviter les salariés à se mobiliser lors d’un arrêt de travail qui était prévu hier, jeudi matin, dès 8h30, au moment où représentants des salariés et de la direction allaient entrer dans une nouvelle phase de négociations. Des négociations qui visaient à entériner le plan social, mais que refuse la CGT qui estime, du fait de la mobilisation du 25 septembre, avoir « permis de faire reculer les exigences patronales puisqu’une nouvelle réunion a eu lieu ».

Mais les syndiqués CGT n’étant que quatre au sein de l’entreprise, la centrale ne se faisait guère d’illusions sur sa capacité de mobilisation, « bien que même les représentants du personnel non syndiqués soient eux aussi contre le plan social en l’état » ajoute Claude Billard. Réponse prochaine à l’issue de ces nouvelles négociations.

O. B.


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