LAFSA (Association des Familles
du Snekkar Artic) profite de la nomination dun nouveau Garde des Sceaux pour
réclamer que justice soit enfin rendue, 15 ans après le naufrage.Le
drame est encore présent dans toutes les mémoires. Le Snekkar Artic avait coulé en 10
minutes et fait 18 victimes le 21 février 1986.
Leurs familles réunies sous la bannière dune association continue, 15 ans après
laccident, son combat devant les tribunaux pour obtenir réparation et, surtout, que
les responsabilités de chacun soient clairement et définitivement établies.
De recours en appels, laffaire qui fut jugée en dernier ressort devant la
cour dAppel de Rennes, est aujourdhui en cour de Cassation. Profitant de la
récente arrivée de Marylise Lebranchu au ministère de la Justice, en remplacement
d Elizabeth Guigou nommée ministre de lEmploi, de la Solidarité et des
Affaires sociales, lassociation, par la voie de Bernard Malet son président, a
voulu de nouveau attirer lattention sur un dossier qui nen finit plus de
traîner. «Nous avions également sollicité Mme Guigou qui nous avait répondu que
justice serait rendue dans des délais raisonnables... Ce dernier adjectif na sans
doute pas la même signification pour nous que pour ladministration!» explique le
président de lAFSA (Association des Familles du Snekkar Artic).
Lassociation compte sur le fait que Marylise Lebranchu soit lélue
dune région maritime, en loccurrence la Bretagne, pour que le dossier du
Snekkar ne dorme pas plus longtemps sous des piles dautres affaires.
Quinze ans après le drame, les familles des victimes attendent toujours que les
responsabilités du chantier naval constructeur du Snekkar ainsi que le bureau de
contrôle technique soient clairement établies. Quant à la procédure que
lassociation avait lancée en parallèle devant le tribunal administratif à
lencontre de lEtat à travers les Affaires maritimes, lassociation a eu
gain de cause en partie devant la cour dAppel du tribunal administratif de Nantes,
lEtat omettant finalement davoir recours au Conseil dEtat et acceptant
du même coup sa part de responsabilités. Il reste pourtant beaucoup à faire pour que ce
dossier puisse être enfin refermé. Cest seulement lorsque les batailles juridiques
seront terminées que les familles pourront vraiment faire le deuil des 18 marins
disparus.
P.R.