Journal du 8 septembre 2000

Ouverture du Festival international de cerf-volant,
ce week-end sur la pelouse de la plage

Cerf-volant : entre culture et passion

PreFestival.jpg (29164 octets)

Le 11e festival du cerf-volant ouvre ses portes demain à tous les passionnés de 34 pays. Les délégations brésiliennes et australiennes étaient les premiers arrivés, mercredi, pour ce festival qui prend un air de grande famille.

Pipas au Brésil, kites en Australie, cometas en Espagne… Ce sont tous les cerfs-volants du monde qui seront réunis sur la plage de Dieppe pour les 10 jours du 11e festival qui débute ce week-end. Mercredi, deux délégations invitées : le Brésil et l’Australie étaient arrivés sur le sol dieppois pour un festival qu’ils attendent, tous les deux ans, avec impatience. Carlos Martini est brésilien, ce festival est sa seconde visite mais il n’aurait manqué le rendez-vous pour rien au monde : «La première fois, je suis venu pour connaître parce que j’en avais entendu parler. Finalement, j’y ai découvert une famille». Cette année, il est venu avec Edison Gasparim : «Carlos m’en a parlé et je me considère comme le dernier enfant de la famille».

La voilà, l’ambiance du festival de cerfs-volants : les passionnés s’y retrouvent en famille pour 10 jours d’échanges culturelles et de découvertes techniques. Carlos a d’ailleurs l’intention de créer un CD Rom lorsqu’il sera rentré au pays pour montrer aux enfants qu’il existe différentes techniques et surtout qu’il n’y a pas que le combat : «Le cerf-volant est un sport national au Brésil. Dès qu’il sait marcher, un enfant sait faire voler un cerf-volant. Il y a pourtant un grave problème : une pratique qui reste ancrée dans les mœurs. Les enfants continuent à faire des combats de cerfs-volants avec des fils coupants. En un mois, il y a eu quatre morts».

Jusqu’à toucher le ciel

Mais le cerf-volant, c’est surtout le rêve : «Dès le plus jeune âge, les Brésiliens ont envie d’aller vers le ciel. Le cerf-volant sert de lien pour communiquer avec les éléments» explique Carlos. Claude Quessada, secrétaire de l’association Dieppe Capitale du Cerf-volant, renchérit: «Parfois, des gens me demandent ce qui peut m’amuser à rester sans bouger avec un carré de tissu au bout d’un fil. En général, je ne réponds rien et je prête mon cerf-volant. Quand on se sent porté par le vent, tiré par le cerf-volant, on ne peut pas ne pas aimer, les gens comprennent tout de suite».

Pour tous les organisateurs et pour les invités du festival du cerf-volant, ce n’est plus la raison mais le cœur qui parle. Pendant 10 jours, ils prennent possession de la plage, le vent devient un allié et tous les participants des amis. Mickaël Alvares est australien, il participe à différents festivals à travers le monde. A Dieppe, c’est sa 6e participation : «Ce festival est très spécial. J’apprends beaucoup des différentes cultures pour enseigner aux enfants quand je rentre chez moi. Je suis grand-père d’une petite fille de 4 ans, je peux lui expliquer les autres cultures et pas seulement la culture des cerfs-volants».

Dès ce week-end, en effet, les passionnés de tous les pays auront un langage commun, une langue universelle faite d’un mélange inter-culturel : le langage de la passion, du vent et des grands espaces.

Sandra BEAUFILS.

Philatélie
Cachet spécial

C’est une première: les visiteurs trouveront un cachet spécial grand format au bureau temporaire ouvert dans le cadre du village samedi de 10h à 17h 30.

Parallèlement, jusqu’au 17 septembre, une flamme est apposée par Dieppe-Courrier sur tout le courrier au départ de Dieppe pour annoncer l’événement. En 1990 et 1998, deux flammes illustrées avaient été réalisées par les élèves du collège Camus de Neuville sous la conduite de Mme Philippot.


Archives 1998   Archives 1999   Archives 2000   Recherche    Accueil