| Le 11e festival du cerf-volant ouvre
ses portes demain à tous les passionnés de 34 pays. Les délégations brésiliennes et
australiennes étaient les premiers arrivés, mercredi, pour ce festival qui prend un air
de grande famille. Pipas au Brésil, kites en Australie, cometas
en Espagne
Ce sont tous les cerfs-volants du monde qui seront réunis sur la plage
de Dieppe pour les 10 jours du 11e festival qui débute ce week-end. Mercredi, deux
délégations invitées : le Brésil et lAustralie étaient arrivés sur le sol
dieppois pour un festival quils attendent, tous les deux ans, avec impatience.
Carlos Martini est brésilien, ce festival est sa seconde visite mais il naurait
manqué le rendez-vous pour rien au monde : «La première fois, je suis venu pour
connaître parce que jen avais entendu parler. Finalement, jy ai découvert
une famille». Cette année, il est venu avec Edison Gasparim : «Carlos men a
parlé et je me considère comme le dernier enfant de la famille».
La voilà, lambiance du festival de cerfs-volants : les passionnés
sy retrouvent en famille pour 10 jours déchanges culturelles et de
découvertes techniques. Carlos a dailleurs lintention de créer un CD Rom
lorsquil sera rentré au pays pour montrer aux enfants quil existe
différentes techniques et surtout quil ny a pas que le combat : «Le
cerf-volant est un sport national au Brésil. Dès quil sait marcher, un enfant sait
faire voler un cerf-volant. Il y a pourtant un grave problème : une pratique qui
reste ancrée dans les murs. Les enfants continuent à faire des combats de
cerfs-volants avec des fils coupants. En un mois, il y a eu quatre morts».
Jusquà toucher le ciel
Mais le cerf-volant, cest surtout le rêve : «Dès le plus jeune
âge, les Brésiliens ont envie daller vers le ciel. Le cerf-volant sert de lien
pour communiquer avec les éléments» explique Carlos. Claude Quessada, secrétaire de
lassociation Dieppe Capitale du Cerf-volant, renchérit: «Parfois, des gens me
demandent ce qui peut mamuser à rester sans bouger avec un carré de tissu au bout
dun fil. En général, je ne réponds rien et je prête mon cerf-volant. Quand on se
sent porté par le vent, tiré par le cerf-volant, on ne peut pas ne pas aimer, les gens
comprennent tout de suite».
Pour tous les organisateurs et pour les invités du festival du cerf-volant, ce
nest plus la raison mais le cur qui parle. Pendant 10 jours, ils prennent
possession de la plage, le vent devient un allié et tous les participants des amis.
Mickaël Alvares est australien, il participe à différents festivals à travers le
monde. A Dieppe, cest sa 6e participation : «Ce festival est très spécial.
Japprends beaucoup des différentes cultures pour enseigner aux enfants quand je
rentre chez moi. Je suis grand-père dune petite fille de 4 ans, je peux lui
expliquer les autres cultures et pas seulement la culture des cerfs-volants».
Dès ce week-end, en effet, les passionnés de tous les pays auront un langage
commun, une langue universelle faite dun mélange inter-culturel : le langage
de la passion, du vent et des grands espaces.
Sandra BEAUFILS.
Philatélie
Cachet spécial
Cest une première: les visiteurs trouveront un cachet
spécial grand format au bureau temporaire ouvert dans le cadre du village samedi de 10h
à 17h 30.
Parallèlement, jusquau 17 septembre, une flamme est apposée par
Dieppe-Courrier sur tout le courrier au départ de Dieppe pour annoncer
lévénement. En 1990 et 1998, deux flammes illustrées avaient été réalisées
par les élèves du collège Camus de Neuville sous la conduite de Mme Philippot. |