Le personnel du service de dragage a
rencontré le directeur du GIE qui a confirmé quaucune décision ne serait prise
quant à lavenir du service avant le printemps 2001. La question dieppoise étant
intimement liée à une réorganisation générale du dragage en Manche et Mer du Nord.Depuis
le 14 novembre et pour une durée de trois semaines, la drague Flandres effectue une
campagne de dragage entre les jetées dentrée dans le port extérieur et dans le
petit chenal du port. Une intervention qui relance la question de lavenir du service
de dragage dans le port de Dieppe. Vendredi dernier, les 17 marins attachés au service
ont rencontré
M. Paul, directeur du groupement dIntérêt économique de Dragage pour en savoir
plus sur leur avenir. Leur sort étant finalement lié à larrivée de la Maqueline
à Dieppe. Même si lidée est qualifiée de «judicieuse» par le ministère de
lEquipement, lorgane de tutelle du service, laffaire ne paraît pas
gagnée davance. Et pour cause, puisque les marins ont appris par
lintermédiaire de M. Lefèvre, leur représentant lors de la rencontre avec le
directeur du GIE, que larrivée de la Maqueline en Manche - elle est
aujourdhui basée à Bordeaux - serait fonction dune réorganisation totale
des services de dragage en Manche et Mer du Nord.
En résumé, dans le schéma initial, le dragage de Dieppe devait disparaître
tandis que les services de Boulogne-Calais et Dunkerque devaient fusionner.
Aujourdhui, Dieppe pourrait demeurer et récupérer la Maqueline à condition que la
Flandres basée à Dunkerque descende vers Nantes-Saint-Nazaire et que lOpale de
Boulogne Calais parte vers Bordeaux. Le regroupement de Dunkerque-Boulogne récupérerait
alors la drague Gibert. La question devait être tranchée pour la fin de lannée
mais finalement, les marins de lEquipement ne sauront rien avant Avril 2001.
Un élément sous-jacent est également à prendre en compte, si les
négociations engagées pour rouvrir une ligne régulière de ferry satérait, la
présence dune drague à Dieppe deviendrait indispensable. Selon le représentant du
personnel, «le service aurait alors de 8 à 9 mois de travail sur la zone». Le reste du
temps étant consacré à des interventions dans des ports voisins.
P. R.