Journal du 17 novembre 2000

Dragage
Pas de réponse avant avril 2001

Le personnel du service de dragage a rencontré le directeur du GIE qui a confirmé qu’aucune décision ne serait prise quant à l’avenir du service avant le printemps 2001. La question dieppoise étant intimement liée à une réorganisation générale du dragage en Manche et Mer du Nord.

Depuis le 14 novembre et pour une durée de trois semaines, la drague Flandres effectue une campagne de dragage entre les jetées d’entrée dans le port extérieur et dans le petit chenal du port. Une intervention qui relance la question de l’avenir du service de dragage dans le port de Dieppe. Vendredi dernier, les 17 marins attachés au service ont rencontré
M. Paul, directeur du groupement d’Intérêt économique de Dragage pour en savoir plus sur leur avenir. Leur sort étant finalement lié à l’arrivée de la Maqueline à Dieppe. Même si l’idée est qualifiée de «judicieuse» par le ministère de l’Equipement, l’organe de tutelle du service, l’affaire ne paraît pas gagnée d’avance. Et pour cause, puisque les marins ont appris par l’intermédiaire de M. Lefèvre, leur représentant lors de la rencontre avec le directeur du GIE, que l’arrivée de la Maqueline en Manche - elle est aujourd’hui basée à Bordeaux - serait fonction d’une réorganisation totale des services de dragage en Manche et Mer du Nord.

En résumé, dans le schéma initial, le dragage de Dieppe devait disparaître tandis que les services de Boulogne-Calais et Dunkerque devaient fusionner. Aujourd’hui, Dieppe pourrait demeurer et récupérer la Maqueline à condition que la Flandres basée à Dunkerque descende vers Nantes-Saint-Nazaire et que l’Opale de Boulogne Calais parte vers Bordeaux. Le regroupement de Dunkerque-Boulogne récupérerait alors la drague Gibert. La question devait être tranchée pour la fin de l’année mais finalement, les marins de l’Equipement ne sauront rien avant Avril 2001.

Un élément sous-jacent est également à prendre en compte, si les négociations engagées pour rouvrir une ligne régulière de ferry s’atérait, la présence d’une drague à Dieppe deviendrait indispensable. Selon le représentant du personnel, «le service aurait alors de 8 à 9 mois de travail sur la zone». Le reste du temps étant consacré à des interventions dans des ports voisins.

P. R.


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