Journal du 7 novembre 2000

Rocade de Dieppe
Les décisions de la dernière rencontre
avec le sous-préfet et la DDE

Lors de la manifestation de la rocade Est, trois associations ont voulu attirer l’attention sur la nécessité d’installer des infrastructures afin de diminuer le nombre d’accidents mortels. Reçus à la mairie, les manifestants avaient sollicité un rendez-vous avec le sous-préfet. La rencontre semble porter ses fruits : suppression de la voie de dépassement, muret central et contrôle de vitesse, des décisions ont été prises même si la date des travaux n’est pas encore déterminée.

Samedi 21 octobre, une centaine de motos et une quinzaine de voitures s’étaient donné rendez-vous à l’appel de l’association "Arnaud et les victimes de la 338", de la Fédération des motards en colère et de l’Automobile Club de l’Ouest pour la pose d’un muret central dans la rocade. Après avoir rencontré Wladislas Dudek, adjoint au maire chargé de l’environnement et de la formation professionnelle, la délégation a souhaité rencontrer le sous-préfet absent le jour de la manifestation. La délégation repartait pourtant avec une promesse de rendez-vous.

C’est maintenant chose faite : mardi 31 octobre, des représentants des trois associations et de familles de victimes rencontraient Louis-Michel Bonté, sous-préfet, ainsi que Vincent Amiot, directeur régional et départemental de l’équipement.

Une lettre pour endormir

Deux jours avant la manifestation, Colette Bessin, présidente de l’association "Arnaud et les victimes de la 338", recevait un courrier de la Direction départementale de l’équipement signalant que la pose d’un muret central en béton semblait être la solution. «Pourtant, indique Colette Bessin, Vincent Amiot semblait fermé lorsqu’on lui a demandé le date de début des travaux». Pas question, en effet, de donner une date à un projet qui est encore en «cours de chiffrage et de validation technique» et qui arrive alors que le budget 2000 est épuisé. «La lettre était donc juste destinée à nous endormir quelques jours avant la manifestation» lance Colette Bessin qui ajoute pourtant : «Le sous-préfet nous soutient. Il a d’ailleurs proposé un autre rendez-vous pour faire le point

En fin de discussion, si la date de début des travaux n’était pas fixée, certaines décisions étaient tout de même prises : «Il a été décidé l’élargissement du marquage au sol de façon à neutraliser la partie de voie de dégagement pour ne plus avoir qu’une voie montante et une voie descendante, l’installation de plots en plastique sur ce marquage pour faire physiquement obstacle aux voitures, un muret central en béton provisoire dans les plus courts délais et des contrôles de vitesse plus fréquents» énumère Colette Bessin qui continue à se battre pour la sécurité sur les routes malgré quelques remarques désobligeantes voire méchantes de passants lors de la manifestation à Dieppe : «Nous nous battons pour qu’il n’y ait plus de morts sur les routes dangereuses. La 338 à Rouen a tué de nombreuses personnes. Depuis que le muret central est installé, il semble que l’infrastructure est utile.»

Sur la rocade-Est, les trois associations qui ont pris le problème en main et les familles de victimes qui ont gravé la rocade dans leur coeur n’attendent plus que le début des travaux, Colette Bessin en tête : «Je me tiens informée et j’attends avec beaucoup d’impatience qu’on m’annonce que les travaux sont commencés. C’est très important parce qu’il s’agit d’améliorer la sécurité sur la rocade-Est de Dieppe.»

S.B.


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