| La Cité de la mer est passée à deux
doigts de la fermeture mais aujourdhui, le bilan de la restructuration financière
est positif. Le passif a été apuré et larrivée dune jeune chargée de
mission pleine denthousiasme permet de regarder lavenir avec plus de
sérénité. La Cité de la mer est passée tout près de la
fermeture mais tout ceci nest plus que de lhistoire ancienne.
Aujourdhui, Eric Tavernier, le président de lEstran, et son équipe de 22
salariés (tous services confondus), regardent à nouveau lavenir sinon avec
sérénité, au moins avec lidée que le plus dur a été fait avec
lachèvement dune nécessaire restructuration financière et lapurement
du passif. Une excellente nouvelle car la Cité de la mer est la seule structure de ce
type sur le littoral normand.
Arrivée en juin dernier avec le titre de chargée de mission, Céline Soret va
désormais satteler à mettre en pratique la multitude didées qui fourmillent
dans son crâne. Avec une seule ambition : rendre la Cité de la mer encore plus
attractive.
32.000 visiteurs cette année
Créée voici une dizaine dannées à
linitiative dune bande damis passionnés qui ont voulu réagir à la
fermeture des chantiers navals, la structure na pas forcément bien vécu le poids
des années et les petites agressions dont les lieux ouverts au public sont souvent les
victimes. Le fonctionnement de type associatif a peut-être aussi trouvé ses limites
lorsque laventure a pris de lampleur.
Avec 32.000 visiteurs cette année, la Cité de la mer fait un peu moins bien
que lan dernier, mais ce résultat est la conséquence des rumeurs de fermeture qui
ont marqué son histoire récente. «Et comme nous fonctionnons en majeure partie avec des
publics scolaires, les organisateurs de sorties ont préféré se tourner vers
dautres buts plutôt que de maintenir leurs visites chez nous», indique la chargée
de mission.
Des projets
Lheure est venue de dire haut et fort quil
nest plus question de fermeture de la Cité de la mer et que tous les visiteurs y
sont les bienvenus. Dautant que la richesse de ses collections ne se dément pas.
Céline Sorel a pourtant lambition de revoir une partie de lorganisation
muséographique de la Cité, «pour la rendre plus vivante et plus attractive pour les
visiteurs. Comme on ne pourra pas tout faire en même temps, nous avons décidé de nous
attaquer à ce qui attire finalement le plus les gens : les espaces daquariums. Nous
devons engager un profond travail de réflexion pour réorganiser lespace, pour
présenter toutes les espèces vivant dans la Manche, offrir davantage dexplications
et le tout dans un cadre plus lumineux et plus accueillant. Nous voulons également créer
un petit comité scientifique pour coller à la réalité du milieu sans commettre
derreurs». Lespace dédié aux expositions temporaires (actuellement
consacrée à leau) devra être plus interactif lui aussi.
Des cabinets spécialisés et des étudiants planchent actuellement sur la
nouvelle organisation dont pourrait bénéficier la Cité de la mer. Restera ensuite à
décrocher les financements nécessaires à cette réorganisation. «La Ville de Dieppe et
le conseil général ont été sollicités. Nous sommes encore en situation dattente
vis-à-vis du département, mais notre dossier a reçu un écho très favorable de la part
de Pascal Martin, le président de la commission culturelle au conseil général. Notre
souhait est également dêtre intégré au Contrat de Plan Etat-Région.»
Le coup de vent est maintenant passé et si tous les éléments sont réunis, la
Cité de la mer devrait pouvoir voguer sur des eaux plus tranquilles.
P. R. |