Journal du 5 décembre 2000

Cité de la Mer
Des idées plein la tête
pour redémarrer du bon pied

La Cité de la mer est passée à deux doigts de la fermeture mais aujourd’hui, le bilan de la restructuration financière est positif. Le passif a été apuré et l’arrivée d’une jeune chargée de mission pleine d’enthousiasme permet de regarder l’avenir avec plus de sérénité.

La Cité de la mer est passée tout près de la fermeture mais tout ceci n’est plus que de l’histoire ancienne. Aujourd’hui, Eric Tavernier, le président de l’Estran, et son équipe de 22 salariés (tous services confondus), regardent à nouveau l’avenir sinon avec sérénité, au moins avec l’idée que le plus dur a été fait avec l’achèvement d’une nécessaire restructuration financière et l’apurement du passif. Une excellente nouvelle car la Cité de la mer est la seule structure de ce type sur le littoral normand.

Arrivée en juin dernier avec le titre de chargée de mission, Céline Soret va désormais s’atteler à mettre en pratique la multitude d’idées qui fourmillent dans son crâne. Avec une seule ambition : rendre la Cité de la mer encore plus attractive.

32.000 visiteurs cette année

Créée voici une dizaine d’années à l’initiative d’une bande d’amis passionnés qui ont voulu réagir à la fermeture des chantiers navals, la structure n’a pas forcément bien vécu le poids des années et les petites agressions dont les lieux ouverts au public sont souvent les victimes. Le fonctionnement de type associatif a peut-être aussi trouvé ses limites lorsque l’aventure a pris de l’ampleur.

Avec 32.000 visiteurs cette année, la Cité de la mer fait un peu moins bien que l’an dernier, mais ce résultat est la conséquence des rumeurs de fermeture qui ont marqué son histoire récente. «Et comme nous fonctionnons en majeure partie avec des publics scolaires, les organisateurs de sorties ont préféré se tourner vers d’autres buts plutôt que de maintenir leurs visites chez nous», indique la chargée de mission.

Des projets

L’heure est venue de dire haut et fort qu’il n’est plus question de fermeture de la Cité de la mer et que tous les visiteurs y sont les bienvenus. D’autant que la richesse de ses collections ne se dément pas. Céline Sorel a pourtant l’ambition de revoir une partie de l’organisation muséographique de la Cité, «pour la rendre plus vivante et plus attractive pour les visiteurs. Comme on ne pourra pas tout faire en même temps, nous avons décidé de nous attaquer à ce qui attire finalement le plus les gens : les espaces d’aquariums. Nous devons engager un profond travail de réflexion pour réorganiser l’espace, pour présenter toutes les espèces vivant dans la Manche, offrir davantage d’explications et le tout dans un cadre plus lumineux et plus accueillant. Nous voulons également créer un petit comité scientifique pour coller à la réalité du milieu sans commettre d’erreurs». L’espace dédié aux expositions temporaires (actuellement consacrée à l’eau) devra être plus interactif lui aussi.

Des cabinets spécialisés et des étudiants planchent actuellement sur la nouvelle organisation dont pourrait bénéficier la Cité de la mer. Restera ensuite à décrocher les financements nécessaires à cette réorganisation. «La Ville de Dieppe et le conseil général ont été sollicités. Nous sommes encore en situation d’attente vis-à-vis du département, mais notre dossier a reçu un écho très favorable de la part de Pascal Martin, le président de la commission culturelle au conseil général. Notre souhait est également d’être intégré au Contrat de Plan Etat-Région.»

Le coup de vent est maintenant passé et si tous les éléments sont réunis, la Cité de la mer devrait pouvoir voguer sur des eaux plus tranquilles.

P. R.


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