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Journal du 25 septembre 1998 Les journées parlementaires
du PCF mettent Dieppe sous projecteurs Ils sont venus, ils ont vu, ils ont parlé. Les parlementaires communistes ont pu accorder leurs violons mardi et mercredi à Dieppe où ils étaient reçus avant les sessions de rentrée. Suivies de tous les médias, ces journées ont mis la ville sous projecteurs. Et ont aussi permis à Christian Cuvilliez, député-maire, dasseoir son rôle de leader politique local et de prendre place pour de possibles futures activités nationales. Est-ce quon peut squatter votre bureau une demi-heure vers midi ? Cest pour Robert Hue, qui doit intervenir en direct sur Europe 1." Un large sourire aux lèvres, Christian Cuvilliez laisse son fauteuil au secrétaire national du Parti Communiste Français. "Depuis deux jours, jai pris lhabitude de meffacer." Un effacement tout relatif pourtant pour le député-maire de Dieppe qui, pour son premier mandat national, après avoir reçu individuellement trois Ministres, accueillait pendant deux jours les journées parlementaires de son parti avant les sessions de rentrée. Dans un hôtel de ville transformé en vaste salle de réunion avec salle de presse et coin pause-café, il sest contenté de siéger à la tribune près des dirigeants nationaux du PCF, dune courte présentation de la ville et de la région embellie par cette sorte dété indien qui ensoleille tout, de lorganisation dune rencontre salle Eluard entre ses collègues communistes et les représentants régionaux des institutions associatives, syndicales et économiques. Une chose est certaine: Christian Cuvilliez a marqué des points. Limage de la ville Localement et régionalement, il apparaît comme lun des leaders politiques, un élu de proximité doté dun mandat national, sur lequel il faut compter. Personne, quelle que soit la couleur, ne semble être en mesure de rivaliser en responsabilité. Au sein de sa formation politique, il semble sêtre positionné comme un de ses futurs animateurs d activités nationales. "Outre laspect purement politique, constatait-il rayonnant mercredi matin, ces journées parlementaires auront aussi permis de poursuivre lélan donné depuis quelques temps à limage de la ville, qui semble devoir perdre définitivement la vieille marque dune station perdue dans le Nord, pluvieuse et grise. La dynamique est intéressante après des événements de grande portée, comme la musique ancienne ou les cerfs-volants." En offrant une visite de la région "par le travail ou par des aspects plus touristiques" à ses collègues parlementaires, Christian Cuvilliez a aussi voulu permettre à des élus ou des responsables ministériels "de faire une lecture des difficultés des villes moyennes". "Beaucoup ont aussi découvert notre ville, et ont été séduits..." Sous-entendu des relations peuvent sengager pour lavenir. Quelques voix modulées Bien entendu, la couverture médiatique de ces journées - événement politique dintérêt national - ne pouvait que permettre cette mise sous projecteurs de la ville. Les communistes y ont montré, malgré quelques voix modulées (de plus réticentes comme celle de Georges Hage, député du Nord, à la participation gouvernementale) souhaitant autonomiser le PC vis-à-vis de son allié socialiste, une cohésion plus grande. Pas totale, bien sûr, mais il semble bien que les communistes en faisant entendre leur son de cloche ne remettent plus réellement en cause leur participation au gouvernement, mais essaient plutôt daméliorer leur efficacité dans lusage du pouvoir. Minoritaires, ils sont aussi soumis aux aléas institutionnels muselant une bonne part de leurs désirs. Muselage que des militants de base paraissent ne pas comprendre et acceptent mal. Leurs leaders, tant dans les assemblées nationales quau Parti avec une intervention de Robert Hue sans virulence mais ferme (lire ci-dessous) ont essayé de les rassurer. Un petit coup de patte sur Lionel Jospin de la part dAlain Bocquet, président du groupe communiste à lAssemblée Nationale, évoquant "la stratégie présidentielle" du Premier Ministre, peut-il être en mesure de rassurer les militants qui restent purs et durs et forment le noyau de base du PCF ? Pas sûr. Dautant que Lionel Jospin, à la lecture de cette "petite phrase" dès sa diffusion par lAFP, sempressait de téléphoner à lHôtel de Ville de Dieppe pour un petit rappel à lordre de cette gauche plurielle... dominée par les socialistes. Eric Sénécal nos archives recherche accueil |
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