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Journal du 15 décembre 1998 L'assemblée s'engage dans le
maintien de la liaison Dieppe - Newhaven A un moment où la lassitude gagne le personnel de P &O/Stena Line, où une décision émanant de larmement clarifierait la situation, cet engagement unanime du conseil général redonnera du baume au coeur non seulement aux marins et aux sédentaires, mais à tous ceux qui se mobilisent depuis plusieurs semaines pour «sauver la Ligne». Rien nest gagné, mais on peut effectivement penser que, avec P & O ou un autre armement, la liaison Dieppe/Newhaven survivra à lactuelle tourmente. Dautant que, on le sait, le conseil régional lui aussi doit prendre sa part dans létude menée sur lavenir du transmanche, Alain Le Vern, son président, la confirmé lundi dernier lors du meeting salle Paul Eluard. Quel serait, sera, le montant de cet engagement financier? Est-il légal en regard des directives européennes? On peut penser que le conseil général et son président y ont réfléchi avant de proposer ce rapport hier. Il faudra désormais attendre la conclusion de létude affinée décidée hier pour en savoir davantage. Mais cest donc tout le département, en attendant que ce soit toute la région, qui se bat avec Dieppe pour garder la Ligne. Les actions marketing gelées Le rapport présenté et adopté hier fait suite à la promesse faite par Charles Revet le 23 novembre dapporter des éléments nouveaux lors de la session de décembre. Le rapport rappelle que la reprise par Stena-Line en 1992 sest effectuée sans lintervention de fonds publics Il évoque la fusion avec P& 0 annoncée en octobre 1996 et seulement officialisée en mars 1998: «Le retard pris dans la réalisation de cette fusion finalement acceptée par la commission européenne a eu pour conséquence de geler les actions marketing daoût 96 à août 98...» Le rapport évoque ensuite limpact économique que représente cette liaison, les emplois directs et indirects générés, les dépenses des touristes britanniques et les causes de la chute de fréquentation actuelle: ouverture du tunnel, capacité insuffisante et manque de fiabilité de la flotte entre Dieppe et Newhaven, quasi absence de promotion, service inadapté aux attentes de la clientèle... Des solutions Et on en arrive à lessentiel. «En fait, compte-tenu de ces éléments qui ne paraissent pas irréversibles, une première approche effectuée par le cabinet Arthur Andersen propose comme hypothèse sérieuse un retour à léquilibre dès 2001 sous réserve du respect de certaines conditions: MODIFICATION DES TARIFS Il paraît utile denvisager comme lont fait les concurrents de la ligne une augmentation tarifaire pour 1999. Pour les années 2000 et 2001 un retour à la stabilité des prix pourrait être préconisé EVOLUTION DU VOLUME DACTIVITE Grâce à une campagne promotionnelle importante dès 1999, de meilleurs horaires, une fiabilité et une qualité de service accrues, 200.000 nouveaux passagers supplémentaires pourraient être reconquis en deux ans. Au niveau du frêt, grâce à la mise en service de nouvelles capacités, le niveau de 1996 pourrait être de nouveau atteint en 1999. MISE A DISPOSITION DUNE NOUVELLE FLOTTE Dans lobjectif doffrir un rythme de rotation satisfaisant pour la clientèle, la constitution dune flotte avec trois navires (un car-ferry mixte, un navire rapide et un freighter) devrait être retenue, le coût dachat de ces navires sélevant respectivement à 150 millions de francs, 200 millions de francs et le coût daffretage pour le freighter à 492.000f par an. Ces différentes mesures intègrent la disparition des boutiques duty-free, cette éventualité étant la plus pénalisante si elle se confirmait. En effet, la France, lAllemagne, la Grèce, lIrlande, lEspagne et le Royaume-Uni ont demandé un report de la supression des boutiques hors taxes dans les aéroports et dans les ferries. Cette demande a, de surcroît, été réitérée lors du dernier sommet franco-britannique. Compte-tenu de ce qui précède et à partir du volume dactivité suivant: -1999: frêt 40.000 passages; 690.000
touristes; 138.000 voitures le chiffre daffaires annuel serait de lordre de 233 millions de francs en 1999, de 267 millions de francs en 2000 et de 293 millions de francs en 2001. En conclusion, -Considérant les conséquences
économiques que représenterait la supression de la Ligne; |
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