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Journal du 24 novembre 1998 Patrick Bordier entreprend une
"étude de faisabilité" Et voilà que les collectivités territoriales entrent pleinement dans le jeu. Après la municipalité de Dieppe, après la Chambre de commerce et dindustrie de Dieppe, après le ministère des Transports aussi bien français que britannique, après lappel à lintervention de la Commission européenne, cest le conseil général de Seine-Maritime qui se polarise sur ce dossier. Hier, lassemblée départementale a examiné trois motions durgence sur le sujet. Et Charles Revet a annoncé la «mise en chantier dune étude inter-partenariale». Le président du conseil général a aussi promis «des élèments concrets nouveaux» lors de la session de la mi-décembre (lire par ailleurs). Mais une autre étude sengage (elle peut certainement être complémentaire de la précédente) à Dieppe même. Oeuvre de Patrick Bordier, patron dieppois de P&0/Stena Line. «Il nest pas question de rester à attendre que ça se passe ou que ça casse sans intervenir», commente-t-il calmement après avoir mûrement réfléchi. «Je lance donc une étude visant à la création dune compagnie indépendante spécifique à la ligne Dieppe/Newhaven. Jestime être bien placé pour mener cette étude de faisabilité. Jai été responsable du marketing quand on a lancé la Stena Line à Dieppe. Et cette démarche va dans lintérêt général». Patrick Bordier pense pouvoir achever son étude vers la mi-janvier. Ensuite, on verra quelles conclusions pourront en être tirées. Ce qui signifie que, dici là, P&0/Stena Line ne devrait pas prendre de décision définitive dans un sens ou dans lautre. Dailleurs, selon toute vraisemblance, la date butoir du 4 décembre fixée pour lexpertise demandée par le comité central dentreprise lors de sa session dieppoise dil y a quelques semaines pourrait être repoussée. En effet, cest une tache délicate qui est confiée à lexpert et elle demande plus de temps que prévu pour examiner comptes et dossiers liés au fonctionnement de la ligne Dieppe-Newhaven pour laquelle larmement, on sen souvient, a annoncé un déficit dexploitation de 80 000.000 francs lan dernier et de 270 000 000 francs depuis louverture du tunnel sous la Manche. «En outre», annonce Patrick Bordier, «larrêt technique annuel du Cambria est reporté. Prévu pour début janvier il est programmé maintenant pour fin février». «Ne rien faire, ne rien entreprendre irait à lencontre de lintérêt général», ajoute Patrick Bordier. «Mais il faut repenser tout en tenant compte de la spécificité de notre ligne». D.L. Hier au conseil général Mise en chantier d'une étude inter-partenariale A lunanimité, tous les conseillers généraux de Seine-Maritime, réunis hier après-midi à Rouen, ont montré leur volonté pour que survive la ligne Dieppe/Newhaven, que Jean Dasnias (Offranville) appela même «lien européen» si on considère les (déjà) nombreuses réunions tenues dans le cadre dInterreg.Trois motions durgence avaient été présentées: celle de Daniel Lefèvre et dEdouard Leveau, les deux élus dieppois, celle délus de la région dieppoise signée par Paul Caron (Envermeu) Edouard Leveau (Dieppe-ouest), Daniel Lefèvre (Dieppe-est) Jean Dasnias (Offranville), Dany Minel (Neufchâtel), Michel Fouquet (Londinières) et Jean Carment (Saint Saens), présentée par Jean Dasnias, et celle signée par Jean Garraud (Eu) en compagnie dautres élus communistes du département. Les trois motions variant peu, elles furent votées en même temps, ce qui démontre encore plus le consensus établi après une petite heure de débat. Intervinrent, outre les auteurs des motions, Michel Benet (Tôtes) sur le thème des conséquences pour le Tourisme, René Delcourt (Longueville) sur létat inquiétant du port de Newhaven (mais existerait-il un autre port daccueil proche?) Michel Lejeune (Forges-les-Eaux), André Danet (Rouen) pour laspect culturel et financier, Marie-Bernard Ducroix (Fontaine-le-Dun) sur létude réalisée lan dernier par la CCID concernant limpact du Transmanche... Mais, avant que ne commence le débat, Charles Revet avait oeuvré pour une prise de position commune: «Chacun connait lenjeu daujourdhui et de demain; chacun sait combien le conseil général sest déjà beaucoup engagé sur le port de Dieppe...Il nest pas question de rester spectateur. Donc, devant la très grande probabilité de désengagement, jai lancé une étude-elle est encours aujourdhui-pour avoir tous les élèments de décision. Etude avec les Anglais, mais il y aura peut-être dautres partenaires. Je crois être en mesure, lors de notre session de la mi-décembre, de vous apporter des élèments nouveaux». Chacun mit sa confiance en un président aussi convaincu de lenjeu pour la région dieppoise et pour toute la Seine-Maritime. Il ne reste donc plus quà attendre quelques semaines avec la certitude que des élèments concrets vont apparaître dici là. D. D. nos archives recherche accueil |
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